Campagne pro-vie à l’horizon

Une manifestation pro-vie s'est tenue lundi.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Une manifestation pro-vie s'est tenue lundi.

Les groupes pro-vie ont manifesté lundi devant les bureaux du CSSS Jeanne-Mance à Montréal, et aussi à Québec, contre le financement de l’avortement par l’État. Selon Georges Buscemi, président de la campagne Québec-Vie, le gouvernement du Québec dépense 26 millions de dollars par année pour pratiquer des avortements, ce qui n’englobe pas le coût des complications. Or, selon les participants à la campagne Québec-Vie, « tuer n’est pas un acte médical ». Dans la majorité des cas, la grossesse interrompue ne mettait pas la vie de la mère en danger, arguent-ils. Avec cet argent, disent-ils, Québec pourrait embaucher 138 médecins de famille ou 360 infirmières.

 

Les manifestants pro-vie préparent à ce sujet une série de manifestations le 10 avril devant les bureaux de différentes circonscriptions provinciales. La Fédération du Québec pour le planning des naissances a réagi en s’inquiétant de « la désinformation qui est véhiculée quant aux risques supposés de l’avortement pour la santé des femmes, qui ne repose sur aucune preuve et continue à créer un discours de peur, de honte et de culpabilité pour les femmes qui font face à une grossesse non planifiée et souhaitent l’interrompre ».

 

Brian Jenkins, de la campagne Québec-Vie, a en effet raconté comment il se poste depuis huit ans à l’entrée des cliniques d’avortement pour essayer de faire changer les femmes enceintes d’avis. « La majorité ne changent pas d’avis », reconnaît-il.

À voir en vidéo