Vincent Lacroix obtient sa liberté conditionnelle totale aujourd'hui

Vincent Lacroix, photographié alors qu’il arrivait à la maison de transition où il demeurait depuis sa libération de prison.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Vincent Lacroix, photographié alors qu’il arrivait à la maison de transition où il demeurait depuis sa libération de prison.
Vincent Lacroix obtient sa libération conditionnelle totale ce vendredi, après avoir purgé moins de trois des dix-huit années de peines de prison cumulées qui lui ont été imposées pour avoir fraudé 9200 personnes d'une somme de plus de 113 millions de dollars. 

Après 3 autres années dans la maison de transition du quartier Saint-Henri à Montréal, il bénéficie d'une libération conditionnelle complète à partir d'aujourd'hui, a révélé La Presse.

En 2009, l'ex-PDG de Norbourg a reconnu sa culpabilité à 200 chefs d'accusation en vertu du Code criminel et a été condamné à 18 ans d'emprisonnement.

Vincent Lacroix devra patienter jusqu'en 2022 avant de pouvoir être libéré de sa faillite personnelle.

Le scandale Norbourg, un détournement de 115 millions sur plusieurs années, a profondément secoué la confiance du public envers les petits cabinets de services financiers et a eu un impact sur la réglementation.

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5 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 7 février 2014 09 h 03

    Un vol

    Voler 115 millions à des honnêtes gens, des milliers de vies brisées, il est en liberté.
    Ben coudonc ...

    • Guy Vanier - Inscrit 7 février 2014 13 h 13

      Surprise.....il est déjà libéré après avoir été condamné à 18 ans de prison... Y a t'il quelqu'un qui sait compter en prison?
      S'ils comptent de la même façon pour sa faillite il sera sûrement libéré l'année prochain ou plutôt?
      Je me demande comment les gens qu'il a volé pensent de ça? Eux ils ne pourrons pas se refaire si rapidement....si jamais ils le peuvent.

  • Guy Desjardins - Inscrit 7 février 2014 09 h 26

    Que c'est'il passé dans la tête de Vincent Lacroix?

    Voler l'économie des gens qui ont gagnés dur pour se mériter une pension décente. Faut le faire. Les 9500 personnes fraudés ne reverront jamais leurs économies et ce qui a fait que des malheureux. Beaucoup ont été obligé de retouner sur le marché du travail même malade. Ce n'est pas à 60 ans qui est temps de se refaire une pension. $115 millions de dollars c'est une tâche difficile à dépenser, je me demande si il en reste en quelque part de cacher. Sur dix-huit années de peines de prison, seulement moins de trois ans pour penser qu'il a fait du mal à 9500 personnes, c'est difficile à digérer. Je crois que les peines ne sont pas assez sévère et les criminels le savent. Un autre cas pour la justice pour se pencher sur les sanctions. Le peuple est fatigué de voir les criminels s'en tirer à si bon compte.

  • Marie-Josée Blondin - Inscrite 7 février 2014 16 h 49

    Je suis abasourdie... Y a-t-il une justice au Québec?

    L'un des investisseurs floués par Vincent Lacroix s'exprime à l'émission de Benoit Dutrizac aujourd'hui:

    http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=210137

  • Georges LeSueur - Inscrit 10 février 2014 11 h 51

    La prison, oui mais...

    La véritable punition d'un fraudeur de la trempe des Vincent Lacroix et Earl Jones, pour ne nommer que ceux-là, est de leur faire rendre tout ce qu'ils ont amassé, transféré à l'étranger ou donné à leur famille, incluant biens immobiliers et cadeaux de valeur. Il faut y ajouter l'obligation, sans prescription dans le temps, de rembourser tous les frais engendrés par leur faute.