Un homme est abattu par le SPVM

Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir
Un homme est mort après avoir été atteint par au moins un projectile d’arme à feu durant une opération du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), lundi, à l’angle des rues Ontario et Berri.

Plusieurs appels avaient été faits au 9-1-1 peu avant 11 h en raison d’une altercation entre deux hommes, dont un était armé d’un marteau.

L’individu dans la quarantaine, connu des policiers, aurait foncé sur une policière qui était tombée, selon des témoins.

Ses collègues ont alors ouvert le feu, atteignant l’individu. Plus d’un projectile a été tiré, mais les détails restent à venir.

L’homme a été transporté à l’hôpital dans un état critique puis est finalement décédé des suites de ses blessures. Sept policiers ont également été traités pour un choc nerveux.

La police recherche l’autre personne qui a été impliquée au départ dans le différend.

L’enquête a cependant été confiée à la Sûreté du Québec, comme le veut la politique ministérielle selon laquelle une enquête est toujours confiée à un autre corps policier lorsqu’un citoyen est blessé ou meurt lors d’une opération policière.
6 commentaires
  • Céline A. Massicotte - Inscrite 3 février 2014 13 h 31

    Plus ça change plus c'est pareil...

    "puisqu'il représentait toujours une menace, les policiers ont ouvert el feu"

    Une menace grave, légére ou inexistante? Les policiers ont ouvert le feu, cela veut-il dire que plus d'un s'en est servi? Et comme d'habitude, l'homme a été tiré dans une région vitale.

    • Daniel Bérubé - Inscrit 3 février 2014 17 h 02

      Les policiers semblent avoir l'interdiction d'utiliser leurs armes avec comme but : immobiliser le sujet. Si l'arme est utiliser, il ne doit y avoir qu'un seul objectif: enlever la vie.

      Dommage que si peu d'analyse de la situation, presque toujours unique, soit laissé au policier ou policière, et que l'agir de ce dernier ou cette dernière soit dicté à l'avance.

      Et que la chose ne semble jamais être remise en question...

    • Gabriel Duquette - Inscrit 3 février 2014 23 h 13

      Ca fait un témoin en moins...


      J'ai entendut dire qu'il y aura une vigile près de l'ilôt voyageur demain à 18h00.

  • Jean-Marc Boyer - Inscrit 4 février 2014 07 h 23

    Policiers prenez exemple sur les infirmières.

    Cet humain abattu était certainement malade mentalement.

    Quel professionnalisme des policiers. La seule intervention qu’ils peuvent faire c’est de s’approcher assez près d’un individu malade et de l’abattre sous prétexte qu’ils les menaces.

    Messieurs les policiers, pourquoi jouer au cowboy lors de vos interventions. Prenez le temps de respirer par le nez, évaluer l’urgence d’intervenir immédiatement ou si vous devez plus tôt établir un périmètre sécuritaire et faire venir les effectifs nécessaires à une intervention sécuritaire pour tous.

    Chaque jour, dans les hôpitaux, il y a des dizaines et des dizaines d’interventions auprès de patient malade mentalement. Pourtant les infirmières et les préposés interviennent et contrôlent la situation sans abattre le malade. Est-ce qu’on devrait exiger que les policiers suivent les mêmes cours que les infirmières pour apprendre à intervenir auprès d’une personne malade mentalement ?

    L’article 1 de la Charte des droits et libertés de la personne mentionne que :
    Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu'à la sûreté, à l'intégrité et à la liberté de sa personne.

    Lors de vos interventions, Monsieur les policiers, vous devez respecter cet article. Vous ne devez pas vous approcher assez près de l’individu pour mettre en danger votre sécurité ou la sécurité de l’humain malade.

    Jean-Marc Boyer

    • Daniel Bérubé - Inscrit 4 février 2014 11 h 51

      " ... Prenez le temps de respirer par le nez, évaluer l’urgence d’intervenir immédiatement ou si vous devez plus tôt établir un périmètre sécuritaire et faire venir les effectifs nécessaires à une intervention sécuritaire pour tous. ...

      Je me demande parfois si liberté de réfléchir et d'agir en conséquence leur est laissé... tout porte à croire que si l'arme est sorti de sa gaine, ce ne peut être que pour une chose: tuer, point.

      Tout porte à croire qu'il soit interdit au policier de faire feu afin "d'immobiliser" la personne sans la tuer.

      Illogique ? Tout autant qu'il soit interdit d'utiliser des preuves, officielles et prouvant hors de tout doute raisonable la culpabilité d'une personne, mais que si ces dites preuves ont été obtenus en dehors des méthodes dites "acceptables" (obtenir la permission d'un juge, etc...) et ainsi de laissé partir un criminel reconnu officiellement, car une virgule à été oublié dans le rapport: donc = rejeté !

  • Adam Ross - Inscrit 4 février 2014 18 h 07

    Teaser

    Pourquoi les policiers ne sont-ils pas munis de teaser permettant de maîtriser l'individu sans lui enlever la vie ?