2013 en 13 photos - Rébellion

Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Plus jamais le silence, plus jamais l’inaction. En ralliant les peuples autochtones à un mouvement de rébellion pacifique, les Premières Nations utilisent les voix féminines d’un peu partout au pays. C’était au départ pour dénoncer un projet de loi omnibus du gouvernement Harper (le C-45) s’attaquant directement aux traités ancestraux qu’en décembre 2012, le mouvement a pris son envol dans l’ouest du pays.

Une couverture médiatique appréciable à Calgary a fait grossir les rangs d’Idle No More, dédié à dénoncer l’inertie des relations entre le gouvernement canadien et les Premières Nations. La grève de la faim de la chef crie Theresa Spence, à Attawapiskat, a convaincu des groupes du Québec d’entrer dans la danse.

Le 9 janvier, Le Devoir titrait Les plumes rouges sortent dans la rue, un clin d’oeil aux soubresauts étudiants de l’année d’avant. Des citoyens, des femmes de surcroît, prennent l’espace public pour dénoncer l’inacceptable. Leur cri d’alarme, maintes fois répercuté sans écho ni action politique conséquente, s’étend jusque dans l’antre culturel. Une exposition présentée cette année au Musée d’art contemporain de Montréal rend hommage à cette culture métissée traversée en son sein par l’impulsion politique de 2013. Plus jamais le silence, plus jamais l’inaction.


Voyez le photojournaliste du Devoir Jacques Nadeau expliquer la présence nécessaire des photographes sur le terrain.