Un cimetière du XIXe siècle découvert près du Parlement

Ottawa — Les décideurs de la colline parlementaire savent habituellement où sont cachés les squelettes. La découverte d’ossements humains à distance de vue de la tour du Parlement a cependant surpris tout le monde.

Des travailleurs de la construction creusant une section de Queen Street, dans le centre-ville, sont tombés sur un autre ancien cimetière sous l’artère achalandée. Il s’agit de la troisième découverte du genre depuis septembre.

Le chantier vise à moderniser de vieilles conduites d’eau avant le « Big Dig », un important projet de construction de tunnels pour un système de train léger sur rails qui circulera sous le centre-ville sur une distance de 2,5 kilomètres.

Certains aspects de l’histoire du pays, avant la Confédération, ont cependant retardé les travaux.

Début du XIXe siècle

Les archéologues croient que les travailleurs sont tombés sur un vieux cimetière méthodiste faisant partie d’un complexe funéraire construit au début du XIXe siècle, lorsque cette partie d’Ottawa était appelée Upper Bytown, et bien avant que la ville ne devienne la capitale du Canada. Les tuyaux de l’aqueduc sont eux-mêmes un peu plus récents, les plus vieilles sections remontant à 1874.

Les travaux ont été interrompus une première fois le 19 septembre lorsque des os avaient été trouvés à l’intersection des rues Queen et Melcalfe, et que la police était arrivée sur les lieux. Les restes humains ont été retrouvés à seulement quelques mètres sous le sol, au-dessus des conduites. La police médicale a confirmé que les os étaient d’origine humaine.

Ces os ont ensuite été remis au ministère ontarien du Tourisme, de la Culture et du Sport.

Train léger

Depuis, deux autres tombes ont été découvertes dans le cadre des travaux, dont l’une à plusieurs mètres de là à l’est, le long de Queen Street. Au moins trois anciennes cartes indiquent clairement l’emplacement d’un cimetière à proximité, construit en 1828 pour les militaires et les civils. Mais cet endroit a été fermé dans les années 1850 et un premier examen des lieux, effectué cette année en prévision des travaux d’aqueduc, n’a pas permis de soulever la possibilité de trouver des os dans des tombes.

Les premiers os retrouvés semblaient avoir déjà été déplacés, peut-être lors de construction dans le secteur au cours des années 1970.

Selon des responsables municipaux, la découverte de ces squelettes ne devrait pas retarder la construction du principal tunnel de train léger sur rails.

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