Le ministre se fait rassurant

Le Stade olympique a « besoin de beaucoup d’amour », estime le ministre du Tourisme, Pascal Bérubé. Invité à commenter les nouvelles déchirures du toit du stade, qui se détériore à une vitesse croissante selon Radio-Canada, le ministre a soutenu que le dossier était connu du ministère et de la Régie des installations olympiques (RIO). 

Le nombre de microfissures est même répertorié dans le rapport annuel de l’organisme, affirme-t-il. « Plusieurs fois par jour, on fait des vérifications. Ce n’est pas un bâtiment ordinaire, il est donc normal qu’avec une toiture qui était temporaire, on ait des travaux à faire dessus. Ceci étant dit, jamais la sécurité du public n’a été remise en cause. » 

Pascal Bérubé dit travailler avec son ministère « sans précipitation ni somnolence » puisqu’il souhaite que la décision qui sera prise puisse être une solution durable. Du côté de Montréal, le maire Denis Coderre a comparé le stade au pont Champlain. Selon lui, « ce n’est pas une priorité, mais une réalité ». Il dit vouloir travailler avec le gouvernement du Québec pour régler le problème en temps et lieu. « Si je veux avoir la Coupe du monde [de soccer] en 2026, nous avons besoin d’un stade avec un toit qui est O.K. »