​La fermeture d'une voie vers la Rive-Sud sur le pont Champlain durera un mois

La fermeture de cette voie aura une incidence extrêmement importante sur la circulation. La société qui gère le pont reconnaît dans son communiqué que «les autres ponts de la Rive-Sud ne pourront pas compenser pour cette fermeture d’une voie».
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir La fermeture de cette voie aura une incidence extrêmement importante sur la circulation. La société qui gère le pont reconnaît dans son communiqué que «les autres ponts de la Rive-Sud ne pourront pas compenser pour cette fermeture d’une voie».

La fermeture d'une voie du pont Champlain en direction sud restera en vigueur pour un mois en raison de travaux prioritaires, a confirmé mercredi la société Les ponts Jacques-Cartier et Champlain. La découverte d'une fissure importante, lundi, sur l'une des poutres du pont a forcé la fermeture préventive d'une voie afin de procéder à une analyse approfondie.

Les experts ont jugé mercredi que la présence de cette fissure pourrait avoir une incidence sur le facteur de sécurité de la poutre. Des travaux prioritaires devront être réalisés sur cette poutre afin d'installer de la fibre de carbone dans la zone jugée problématique. Cette façon de procéder devrait assurer un renfort efficace et rapide.

Les travaux seront concentrés sous le pont, au premier tiers en direction de la Rive-Sud. Le principal défi sera de composer avec les conditions climatiques à cette période de l'année avec des conditions de travail qui conjugueront risques de gel, de glace et de neige.

Circulation «très difficile» à prévoir

Pour palier à cette fermeture importante qui entraînera une circulation «très difficile», les usagers du pont Champlain seront incités à prendre les autobus, le train de banlieue, le métro de la ligne jaune et le covoiturage. La société qui gère le pont reconnaît dans son communiqué que «les autres ponts de la Rive-Sud ne pourront pas compenser pour cette fermeture d’une voie».

Une reconfiguration des voies à l'heures de pointe matinale se traduira par trois voies vers Montréal, sans voie réservées pour les autobus, et deux voies vers la Rive-Sud. Pour l'heure de pointe du soir, deux voies vers Montréal, une voie réservée en contre-sens pour les autobus et deux voies vers la Rive-Sud seront ouvertes.

En limitant la circulation automobile au-dessus du pilier en question, l'entreprise estime que les travaux pourront s'effectuer et que la circulation pourra tout de même se faire sur les autres travées puisque que les poutres adjacentes ne semblent pas menacées. Les travaux se dérouleront 7 jours par semaine. La circulation sera forcément affectée et les services de transports collectifs sont donc fortement recommandés.

La voie vers la Rive-Sud a été retranchée mardi en journée. Des changements avaient été apportés dans le trajet matinal qu'empruntaient les autobus de l'Agence métropolitaine de transport (AMT).
2 commentaires
  • Leclerc Éric - Inscrit 13 novembre 2013 20 h 17

    Autopsie d'une prochaine catastrophe à l'heure de pointe

    Le dossier de la reconstruction complète du pont Champlain traine de long en large entre les gouvernements du Québec et du Canada; surtout à cause de l'épineuse quetion du péage. Avant même qu'une belle photo qui fera la "une" du Journal La Presse ou du Journal de Montréal présentant le maire de Montréal et les ministres des transports au lendemain de la signature d'une entente; une partie du pont risque de s'effondrer en tout ou en partie.

    Si vous regardez une photo du pont prise de face ont peut non seulement voir qu'il vieillit très vite et très mal, mais aussi que l'ensemble de la structure penche dangereusement, personnellement si j'ai à me rendre à Montréal j'y vais en train ou j'emprunte le pont Jacques-Cartier, c'est plus sûr!

  • Jean Richard - Abonné 13 novembre 2013 22 h 59

    Les transports en commun, oui mais...

    On incite les gens à prendre les transports en commun (l'autobus), mais voilà qu'on ferme la voie réservée. Comme cohérence, on peut faire mieux...

    Pour les voitures, la situation ne change pas puisqu'on a le même nombre de voies qu'avant. Ce sont les usagers des TEC qui seront pénalisés.

    Aussi longtemps que les autobus n'auront pas de véritables voies propres, inviolables, les autobus seront contraints à se frayer un chemin dans les bouchons et resteront peu attrayants pour d'éventuels futurs usagers.

    On vient d'élire un maire qui prétent que la promotion des TEC se fait avec un peu de peinture sur l'asphalte. Aussi bien dire que les 4 prochaines années à Montréal ne seront pas celles du changement dans ce domaine.