Exploit accompli pour Mylène Paquette

Mylène Paquette à son arrivée dans la ville de Lorient, en France
Photo: Agence France-Presse (photo) Mylène Paquette à son arrivée dans la ville de Lorient, en France

Mylène Paquette la méritait, sa bouteille de champagne, lorsqu’elle a finalement mis le pied à terre, mardi en début d’après-midi, dans la ville de Lorient, en France. Après 130 jours en pleine mer, la Montréalaise de 35 ans avait de quoi être fière après avoir réussi l’exploit de traverser à la rame l’océan Atlantique Nord en solitaire.

 

Elle est la première Nord-Américaine à avoir relevé le défi de parcourir les 5000 kilomètres qui séparent les villes d’Halifax et de Lorient.

 

Quand elle a franchi le fil d’arrivée vers 5h mardi matin, Mylène avait hâte de voir sa famille, ses amis et son équipe venus l’accueillir en ce jour historique. « Je suis tellement heureuse de voir des humains », s’est-elle exclamée dès qu’elle est débarquée de son bateau. Même si elle avait peine à tenir sur ses jambes, l’aventurière s’est aussitôt prêtée au jeu des médias, qui avaient une panoplie de questions à lui poser sur son aventure qui a été loin d’être de tout repos.

 

Moments difficiles

 

Elle a reconnu qu’il y a eu de nombreux moments difficiles et qu’elle a même failli abandonner en cours de route. « Après deux mois, j’étais toujours dans les eaux canadiennes et j’avais à peine ramé une quinzaine de jours à cause des mauvaises conditions météorologiques. J’aurais voulu appeler ma mère et dire : maman, viens me chercher ! », a raconté Mylène au bout du fil après avoir mangé une bouchée. « Je peux vous dire que j’ai mangé un sandwich. C’est moi qui l’ai fait ; je crois que j’avais besoin de créer », a-t-elle lancé en riant lorsqu’on lui a demandé ce qui lui avait manqué.

 

La rameuse a maintenant hâte de revenir au Québec pour raconter ses mille et une péripéties à ses proches et ses amis. Il y a deux semaines, elle a notamment chaviré après s’être cogné la tête sur son embarcation. « Ç’aurait pu me coûter la vie ; je l’ai échappé belle », avoue-t-elle.

 

Consciente que son aventure était risquée, Mylène s’est efforcée de trouver, tous les jours, cinq bonnes choses qui lui étaient arrivées dans sa journée. « J’ai vu des baleines, des dauphins, des arcs-en-ciel sur l’eau, et j’ai tellement hâte de mettre mes photos sur les réseaux sociaux pour montrer à quel point il y a des endroits incroyables sur Terre », a-t-elle relaté en rappelant que son défi visait aussi à sensibiliser les gens à l’importance de préserver les océans.

 

La navigatrice a déjà bien d’autres projets devant elle, mais elle devra avant tout se rétablir et réapprendre à marcher. Ses muscles se sont atrophiés et elle souffre d’une multitude de « petits bobos ». Comme Mylène le dit si bien, elle doit redécouvrir les « sensations terriennes ».

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