C’est la crise au Canada, dit le rapporteur spécial de l’ONU

Un jeune autochtone habitant la réserve de Fort Hope, en Ontario, photographié dans sa chambre. Après avoir visité pendant neuf jours des communautés autochtones dans six provinces, le rapporteur spécial de l’ONU, James Anaya, a dressé un portrait très sombre de la situation. Au Canada, « les peuples autochtones vivent dans des conditions comparables à celles des pays qui arrivent plus bas dans ce classement et où la pauvreté abonde », a-t-il dit.
Photo: La Presse canadienne (photo) Ryan Remiorz Un jeune autochtone habitant la réserve de Fort Hope, en Ontario, photographié dans sa chambre. Après avoir visité pendant neuf jours des communautés autochtones dans six provinces, le rapporteur spécial de l’ONU, James Anaya, a dressé un portrait très sombre de la situation. Au Canada, « les peuples autochtones vivent dans des conditions comparables à celles des pays qui arrivent plus bas dans ce classement et où la pauvreté abonde », a-t-il dit.
Ottawa – Le Canada fait face à une « crise quant à la situation des peuples autochtones du pays », et ce, en raison de la « suppression historique de [leurs] droits » dont ils subissent encore les contrecoups. Au terme d’une visite de neuf jours en sol canadien, le constat que dresse le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones est sévère.

Surpopulation dans des logements en piètre état dans les réserves du pays ; un taux de suicide « alarmant » qui est cinq fois plus élevé que chez les jeunes Canadiens qui ne sont pas de descendance autochtone ; un risque huit fois plus élevé pour les femmes autochtones d’être assassinées que leurs consœurs non autochtones ; un taux d’incarcération disproportionnellement élevé. Si les gouvernements canadiens ont bel et bien agi au cours des dernières années pour améliorer les conditions de vie des autochtones, « ces gestes étaient insuffisants », a tranché le rapporteur spécial, James Anaya, au moment de dresser le bilan de son séjour en point de presse à Ottawa mardi.

« Le Canada se classe constamment parmi les meilleurs pays pour son indice de développement humain, et pourtant, malgré la richesse et la prospérité, les peuples autochtones vivent dans des conditions comparables à celles des pays qui arrivent plus bas dans ce classement et où la pauvreté abonde », a résumé M. Anaya.

Après avoir visité six provinces et diverses communautés qui s’y trouvent, le rapporteur spécial a raconté avoir été témoin d’un cercle vicieux, les problèmes d’aujourd’hui découlant de ceux de jadis.

Aux prises avec des pénuries de logements et la surpopulation chronique qui s’ensuit, par exemple, les jeunes des communautés peinent à étudier à la maison, et ceux qui décrochent des diplômes universitaires dans les grandes villes ne reviennent pas dans leur réserve, où ils ne pourront pas posséder leur propre résidence ni même avoir droit à un logement salubre. Puisqu’il n’y a que peu de possibilités d’emploi, ils ont de surcroît peu d’incitatifs à réintégrer la communauté. Quant à la violence dont sont plus souvent victimes les femmes autochtones, elle découle des bouleversements qu’ont subis les communautés en perdant leurs enfants et une part de leur culture à cause des pensionnats, a analysé M. Anaya.

Le problème de fond, résume le rapporteur spécial, c’est que les Premières Nations ont un profond manque de confiance envers les gouvernements, auquel risque de se heurter le projet de loi sur l’éducation promis par Ottawa cet automne. À la veille d’un discours du Trône qui pourrait venir en confirmer les grandes lignes, M. Anaya appelle plutôt Ottawa à mettre son projet en veilleuse pour consulter davantage les Premières Nations, qui affirment avoir été traitées avec indifférence dans un processus unilatéral du fédéral.

« Sans leur participation au processus menant à l’élaboration de cette loi, celle-ci manquera de crédibilité. » Et le rapporteur réclame un financement du système d’éducation « au moins égal » à celui versé aux écoles non autochtones.

« Récits horribles »

Quant aux « récits horribles » de ceux qui ont vécu l’époque des pensionnats autochtones, le rapporteur spécial — qui est professeur de droits de la personne à l’Université d’Arizona — recommande au gouvernement de s’assurer de prendre le temps de faire le point sur ce sombre épisode, pour permettre qu’il y ait réconciliation. M. Anaya enjoint donc à Ottawa de prolonger le mandat de la Commission de la vérité et de la réconciliation aussi longtemps que nécessaire. Les conservateurs ont cependant refusé de fournir certains documents à la Commission — ce qui laisse présager qu’ils sont réticents à bonifier son mandat.

M. Anaya propose enfin de lancer, comme le demandent depuis longtemps les Premières Nations et les partis d’opposition, une « enquête approfondie et nationale » sur les femmes autochtones assassinées et disparues. Là encore, M. Harper a refusé dans le passé d’exaucer cette requête.

Invité à réagir aux observations du rapporteur spécial, le ministre des Affaires autochtones a d’ailleurs évité de commenter ces recommandations pour souligner plutôt les gestes posés par son gouvernement dans le passé et qui ont effectivement été salués par M. Anaya.

« Comme le reconnaît le rapporteur, des mesures positives ont été prises et des défis persistent. Les commentaires du rapporteur nous encouragent à continuer de travailler fort pour obtenir des résultats », s’est contenté de dire le ministre Bernard Valcourt, par l’entremise de son attachée de presse, Erica Meekes.

Les néodémocrates ont cependant interprété différemment les propos du rapporteur spécial qui, selon la députée Jean Crowder, a plutôt confirmé « deux faits importants : les communautés autochtones du Canada traversent une crise et la réponse du gouvernement à cette crise est insuffisante ».

À l’instar de Mme Crowder, le chef national de l’Assemblée des Premières Nations a dit espérer que le rapport de M. Anaya « aide à forcer l’action » du gouvernement fédéral. « Les Premières Nations sont prêtes pour le dur travail. Celui-ci doit débuter maintenant. Il faut que ce soit l’ère de l’action », a déclaré Shawn Atleo.
36 commentaires
  • Nancy Leblanc - Inscrite 16 octobre 2013 04 h 43

    Je ne comprends pas...

    "les problèmes d’aujourd’hui découlant de ceux de jadis."

    Quelqu'un peut-il m'expliquer?
    Je pensais qu'on était au 21ième siècle pas au 18 ième. Les authoctones n'ont-ils pas les mêmes privilèges que les blancs? N'ont-ils pas droit à d'autres privilèges qui ne sont réservés qu'à eux?

    En tant que descendante des Français qui ont colonisés le pays, je ne vois vraiment pas ce qui m'attendrirait davantage sur leur sort que sur le mien. J'ai bossé dûrement pour organiser ma vie. J'aurais pu sombrer dans l'alcool, avec tous les problèmes que j'ai rencontrés. Je me suis retroussé les manches; comme dirait Charlebois: "Entre deux joints,je me suis grouillée le cul."

    Suis-je injuste envers les autochtones? Sinon, dites-moi là où je dois pleurer, 300 ans plus tard.

    • Maxime Lafontaine - Inscrit 16 octobre 2013 08 h 28

      Et bien, si vous voyez la colonisation des terres autochtones comme normal parce que vous êtes descendantes française, c'est peut-être parce que vous êtes trop habituée de vous voir comme la victime des anglais. Les autochtones eux étaient victimes et sont encore victimes d'injustices flagrantes. Les impacts transgénérationnels créées par la tentative d'assimilation par des actes cruels et les pensionnats, et c'est rien comparé à ce que le peuple Québécois a pu vivre. Eux aussi doivent bosser pour réussir, sauf qu'advenant qu'ils naissent dans les communautés plus précaires et bien les chances de réussir et de ne pas vivre des impacts de cette précarité sont minces. Il y a des facteurs qui ne sont pas visibles à l'oeil mais que si on y réfléchit. Oui, il y a des drames dans toutes les familles et chez tout les peuples, mais chez les Autochtones se seraient que de se mettre la tête dans le sable de dire que les Autochtones ne subissent plus les répercussions de ces inhumanités fait à leur égard, c'est à se demander qui sont les «sauvages».

    • Gaston Fiset - Inscrit 16 octobre 2013 08 h 51

      oui oui , ils ont droit d'aller travailler pour leur argent et peinturé les murs de leur maisons (comme sur la photo) et se respecter et vous devriez voir l'article et vidéo en anglais sur ''le club des millionnaires autochtones '' .

    • Christian Fleitz - Inscrit 16 octobre 2013 09 h 00

      Effectivement, vous devriez pleurer pour regretter des dispositions politiques qui depuis 300 ans ont confiné les peuples autochtones dans une isolation paternaliste qui a fait de la plupart d'entre eux des étrangers dans leur propre pays et qui continue à les stigmatiser. Pourquoi les amérindiens ne font-ils pas parti de l'évolution de la société canadienne ? Simplement parce qu'ils ont été placés hors de celle-ci. Par ailleurs, leur culture, leurs langues ne font-elles pas partie de l'héritage canadien ? Quelle reconnaissance de celles-ci constate-t-on ? Dans l'Afrique du Sud de l'apartheid, le pouvoir politique blanc avait eu la sagesse, malgré son idéologie, de faire la promotion de l'apprentissage des langues et des cultures africaines de la République auprès de la population blanche, reconnaissance et conscience politique qui ont abouti à la situation de la nation multiraciale actuelle. Actuellement, on est loin de la vision de tolérance et de l'intelligence de Champlain qui encourageait les unions entre colons et amérindiens. Par ailleurs, quel est la proportion de la population québécoise qui, peu ou prou, est métissée ? Faut-il avoir honte d'un métissage dont on sait maintenant que c'est un moyen efficace d'amélioration de l'homme ?
      Oui, il y a une injustice à l'encontre des premières nations, en particulier en ne reconnaissant leur culture, leur personnalité. À quand l'apprentissage de langues originelles dans l'enseignement ? À un moment où la France inscrit l'enseignement du breton ou de l'occitan dans ses programmes, y compris au niveau supérieur et que l'Université d'Harvard a emboité le pas, on peut s'interroger.

  • Francois Parent - Inscrit 16 octobre 2013 06 h 12

    Le Canada responsable du génocide autochtone

    Le canada méprise et écrase tous les peuples qui sont contraires à leur philosophie et politique. Ils l'ont non seulement fait avec les Autochtones mais aussi avec les francophones. Le Canada vole les richesses des autres et se l'approprie en émettetant des lois qui favorises le dépouillement d'une communauté. C'est la culture Britannique partout ou elle est passé dans le monde elle a pillé les peuples résidants et volé leur richesse. Pourquoi un Autochtone ne peut pas posséder une maison ? C'est parce que le Canada veut les garder indigne et continuer de les méprisé et les priver de leur culture c'est un génocide.

    • Marie-M Vallée - Inscrite 16 octobre 2013 08 h 43

      Vous avez tout à fait raison.

      Les orangistes veillent au grain, soyez-en certain.

    • Nancy Leblanc - Inscrite 16 octobre 2013 08 h 48

      Je suis encore plus confuse.
      Un authoctone ne peut pas posséderune maison?!
      Expliquez-moi, quelqu'un!

    • Laurent Desbois - Inscrit 16 octobre 2013 08 h 51

      Effectivement, la crise est beaucoup plus criante au CANADA.
      Sans dire que tout est parfait au Québec….cet article s'applique surtout aux réserves hors-Québec.

      La loi des indiens d’Ottawa n’est non seulement raciste, mais aussi sexiste !

      La crise d’Oka a été créé pour bifurquer l’attention des Québécois suite au rejet de l’accord du Lac Meech !

      « La crise d'Oka aurait pu durer moins longtemps si le fédéral avait fait preuve de plus d'ouverture, affirme aujourd'hui l'ancien ministre des Affaires autochtones du Québec » John Ciaccia, ex-ministre libéral.

      VOIR : « OKA: DERNIER ALIBI DU CANADA-ANGLAIS », par ROBIN PHILPOT

      Je me permets de vous souligner certains des titres se rapportant à ces sujets dans le livre de Philpot mentionné ci-haut :
      • Revenu moyen : « Les Indiens connaissent un meilleur sort au Québec. ».
      • Moins de ménages Indiens vivant sous le seuil de pauvreté au Québec.
      • Les Amérindiens conservent davantage leur langue au Québec qu’en Ontario.
      • Billy Diamond : « Le conseil scolaire Cri possède plus de pouvoirs qu’aucune autre commission scolaire… »
      • Conditions d’habitations dans les réserves, par rapport au chauffage central.
      • « Le plus haut taux de suicide au monde! » Au Canada oui, mais pas au Québec.
      • Conventions et négociations de nation à nation au Québec.

    • Jean-François Gervais - Inscrit 16 octobre 2013 08 h 54

      Parce que la culture française, elle, ne s'est pas livré au colonialisme... voyons!

    • Valérie Jubainville - Inscrit 16 octobre 2013 10 h 29

      @Nancy Leblanc: Non en effet, unE Autochtone ne peut pas posséder de maison sur une communauté, il/elle la loue au Conseil de Bande (qui est un Conseil créé par le gouvernement fédéral, et qui a les mains liées par le fédéral aussi). UnE Autochtone sur une communauté est considéréE comme une personne mineure, donc il/elle ne peut pas posséder de maison (à moins que le Conseil ai réussi à négocier un peu), ne peut pas faire de prêt dans une banque comme il/elle le veut et doit même se faire acepter son testament par le gouvernement. Le gouvernement peut même se réserver le droit de modifier son testament, ou ne pas le respecter s'il le veut. Bref, unE Autochtone en communauté a bien peu de droit... Hors communauté, c'est encore plus compliqué, car ils sont toujours sujet à la Loi sur les Indiens, mais n'ont pas les ''services'' que l'on trouve sur une communauté. Ils tombent donc dans un ''no man's land''. J'en sais quelque chose, je consacre ma vie à la reconnaissance des Autochtones en milieu urbains, à leur déstigmatisation sociale et à bâtir des ponts entre les autochtones et allochtones....

    • Sylvain Auclair - Abonné 16 octobre 2013 10 h 52

      À madame Leblanc:
      le terrain d'une réserve est incessible; donc une personne donnée ne peut posséder de terrain; au mieux, on lui décerne un certificat d'occupation renouvelable;
      on ne peut pas saisir les biens d'un Indien; donc il lui est impossible d'avoir un prêt bancaire;

    • Jacques Patenaude - Abonné 16 octobre 2013 11 h 05

      @Nancy Leblanc
      Effectivement les autochtones ne peuvent posséder une maison s'ils vivent dans leur communauté. Ça fait partit des problèmes.
      Si vous voulez comprendre leur situation, un conseil: allez vivre dans leur communauté dans les mêmes conditions qu'eux et je crois que vous comprendrez après celà.

    • Nancy Leblanc - Inscrite 16 octobre 2013 11 h 06

      @ Valérie Jubainville

      Je ne savais sûrement pas ça! Si c'est le cas, et je n'ai aucune raison de ne pas vous croire, c'est absolument écoeurant, révoltant.

      Je suis contente d'avoir posé la question.

  • Nicole Bernier - Inscrite 16 octobre 2013 08 h 01

    Quelles sont les six provinces visitées?

    Si les "pures laines" du Québec ont quelque chose de spécifique à transmettre, ils devraient accepter que d'autres nations, comme les Premières Nations et les Métis, ont des aspects culturels spécifiques, à transmettre. De meilleurs ressources devraient être mises en place pour que l'éducation mettre en valeur leur passé pour valoriser leur identité culturelle, un des aspects fondamentaux de la santé mentale...

  • Dominique Cousineau - Abonnée 16 octobre 2013 08 h 14

    Une situation indigne d'un pays qui se veut civilisé...

    Plein de choses sont à décrier à pleine voix, mais le simple fait que l'éducation des enfants autochtones soit lourdement sous-financée (moitié moins de sous par tête de pipe que pour tout autre enfant québécois) est une honte sans nom. Et pourtant, le mythe débile qui veut que les autochtones soient des enfants gâtés par le système perdure... On n'a qu'à lire les commentaires. C'est à pleurer.

  • Réjean Houle - Inscrit 16 octobre 2013 08 h 32

    Pauvres autoctones

    Les représentants autoctones ont volontairement fait visiter, par le représentant de l'ONU, les pires réserves au Canada. S'il avait visité Pikogan à Amos plutôt que le lac Simon, les villages cris de la baie James ou les installation de air Cribect à Val d'Or, les Hurons prêt de Québec, je suis persuadé que les résultats de l'enquête auraient étés différents. Les autoctones qui se prennent en main plutôt de de se fier aux différents paliers du Gouvernement s'en sortent très bien. Quand tu choisis d'aller rester dans le bois où il n'y a pas d'économie possible, tu choisis volontairement la pauvreté.

    • Nancy Leblanc - Inscrite 16 octobre 2013 10 h 44

      Bien d'accord.

      Il y en a ici qui parlent d'apartheid. Mais les réserves, nos authoctones y tiennent non? Les malheurs n'ont-ils été vécus que par les gens de premières nations. Les abus dand les pensionnats, à travers le Canada, était-ce seulement des authoctones?

      Ce que j'ai voulu dire c'est que 300 ans m'apparaissait suffisant pour sortir du bois. On peut toujours passer son malheur sur le dos des autres. J'avais un voisin alcoolique (blanc) qui disait toujours: "Si mon père m'avait poussé, je serais médecin aujourd'hui." Il a répété ça toute sa vie à qui voulait l'entendre, ce qui lui a valu de passer sa vie à attendre pour un miracle et ... pour une cyrrhose
      À un moment donné, il faut en revenir des lamentations stériles et, comme vous dites si bien monsieur Houle, il faut se prendre en main.

    • Nicole Bernier - Inscrite 16 octobre 2013 16 h 34

      Madame Leblanc, la situation des enfants blancs dans les pensionnats et les enfants autochtones dans les pensionnats sont des situations bien différentes. Qui envoyaient les enfants blancs dans les pensionnats, les pauvres sans parents, des parents qui avaient perdus le contrôle de leurs enfants, des pauvres qui voulaient offrir de la mobilité sociale à leur progéniture et des riches qui voulaient donner une meilleure éducation...parfois les trois classes sociales se côtoyaient dans le même pensionnat et les statuts de chacun étaient clairement bien définis.

      Par contre, les pensionnats autochtones étaient une politique de l'état qui autorisait d'enlever les enfants à leurs parents dès l'âge de 4 ans pour leur faire oublier leur identité culturelle, on voulait les "civilisés", une politique qui a été appliquée jusqu'en 1995 au Québec. (Devoir 24 janvier 2013)
      « Au besoin, les enfants étaient arrachés de force à leur famille par des prêtres ou des agents de police, et les parents incarcérés par la Gendarmerie royale du Canada », donc, venez me faire croire qu'une communauté dont on a attaqué les droits des parents jusqu'en 1995 est comparable à ce que vous parlez...

      Connaissez-vous tous les efforts qui sont faits pour essayer de protéger leur langue et leur identité, leur économie et leur terre? Connaissez vous les stratégies de répressions mises en place pour contrer leurs efforts?

      Oui, il ont des traités et des engagements qui ont été pris par les Blancs pour respecter leurs droits, et tout est toujours fait pour essayer de réduire ces engagements... oui, ils ont des avocats autochtones qui luttent avec leurs peuples pour défendre leurs territoires; oui, ils ont des théoriciens autochtones qui luttent dans le milieu universitaire pour s'opposer aux idéologies racistes qui persistent.. Oui, il y en a qui défendent l'environnement contre les grosses compagnies canadiennes de pétrole qui polluent de l'Alberta jusqu'à l'Amazonie...

    • Francis Paige - Inscrit 17 octobre 2013 01 h 25

      Je suis bien d'accord avec monsieur Houle et madame Leblanc, MOI je vie à côté d'une réserve indienne (pour ne pas dire) dedans et la majorité de ceux-ci vie bien, en 20 ans leur situation c'est de beaucoup améliorer.

      Et pourquoi vous pensez qu'ils font pitié? Excusez moi mais j'aimerais aussi un 4x4 de l'année avec la maison ainsi que l'école privée payée et ne jamais payer d'impôts et d'aller dans le sud, etc. Vous aurez beau me dire que ce n'est pas à eux mais au Conseil de Bande, vous voyez, moi mes biens ne m'appartient pas non plus. Non il appartient à la banque pour une bonne partie de ma vie.

      J'en connais bien des non-autochones qui essayaient de les aider mais avant de se faire cracher dessus. Vous me faites rire avec vos beaux discours et vos "connaissances", la réalité est parfois bien différente de ce qui n'y parait: oui ils sont des fervent environnementalistes mais jusqu'à temps qu'ils ont leurs $$$.

      Oui c'est vrai qu'ils ont un problème de consommation et qu'ils ont eu de la misère dans le passer et c'est bien s'ils y veulent s'en sortir.
      Mais la seul façon de régler le problème de pauvreté pour toujours des autochones, c'est d'enlever "la loi sur les indiens" et qu'ils soient reconnu comme un citoyen à part entière et de s'émanciper de ces réserves mais malheureusement ils ne voudront surtout pas. Et pourquoi je crois ça? Depuis que j'ai déménagé à côter d'une réserve indienne, la phrase que j'ai entendu le plus, c'est: "Vous allez nous faire vivre toute votre vie **** de blancs!"

      Ça c'est du racisme.
      Si vous saviez seulement.

    • Josée Madore - Inscrit 17 octobre 2013 08 h 30

      Monsieur Houle, parlons-en des villages cris de la Baie James...Y êtes-vous seulement allé??? Champignons dans les plafonds des organismes éducatifs, hôtels, appartements et salles de classe souvent insalubres...et évidemment, ce que nous ne vivons à peu près jamais: pannes d'eau courante et d'électricité, d'internet, manque de soins immédiats, personnel blanc rotatif (qui empêche de créer des liens avec le peuple de la place, donc la confiance...). Mais oui, ils ont des avions! Mais pas de plan de vie à moins d'être pilote. Aride et triste. Je plains l'ignorance de certains.