​Fierté gaie à Montréal - Le défilé demeure d’actualité, affirment les politiciens

Le défilé de la fierté gaie, dimanche à Montréal.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le défilé de la fierté gaie, dimanche à Montréal.

Les politiciens réunis à Montréal dimanche pour le 33e défilé de la Fierté gaie étaient unanimes : l’heure était à la célébration des différences plutôt qu’aux politicailleries de bas étage.

Pauline Marois, la seule première ministre à avoir assisté au défilé pendant l’exercice de ses fonctions, a souligné que la société québécoise était certes riche de sa diversité, mais que ces acquis demeuraient fragiles et qu’il importait de « parler haut et fort » pour que la lutte se poursuive.

Un discours avec lequel les dizaines d’élus municipaux, provinciaux et fédéraux présents — dont Denis Coderre, Philippe Couillard, Françoise David et Justin Trudeau, entre autres —, étaient tous d’accord. Les chefs du Nouveau Parti démocratique et du Bloc québécois, Thomas Mulcair et Daniel Paillé, étaient eux aussi sur place.

Le président de l’organisation du défilé, Éric Pineault, a renchéri en affirmant que l’acceptation sociale était de plus en plus marquée au Québec mais qu’il marcherait, dimanche, pour ses frères et sœurs de l’Afrique, de la Russie et du Moyen-Orient, qui ne peuvent s’afficher librement sans risquer des peines de prison, voire leur vie.

Aucun représentant du gouvernement conservateur de Stephen Harper n’était sur place. M. Pineault a toutefois signalé que, pour la première fois, Patrimoine Canada avait octroyé une aide financière de 30 000 $ à l’événement.

Le défilé s’est mis en branle vers 13 h, sur le boulevard René-Lévesque, à l’intersection de la rue Guy, et devait se diriger vers l’est jusqu’à la rue Sanguinet. Plusieurs dizaines de milliers de spectateurs ont assisté à l’événement.

Un spectacle devrait se dérouler plus tard au parc Émilie-Gamelin.

Des centaines d’équipes sportives, groupes culturels et religieux, ainsi que des organisations gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres ont participé à l’événement de dimanche, qui existe depuis 1979.
2 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 18 août 2013 20 h 33

    Pas d"accord!

    Je me demande toujours qu'est-ce que les politiciens vont faire dans ce défilé. Se sentent-ils obligés d'y participer? Qu'ils dénoncent avec force des lois homophobes du genre adoptées par le régime Poutine, j'en suis! Mais de là à participer à une marche ou fête d'un groupe de pression, quel qu'il soit, je ne suis pas d'accord.


    Michel Lebel

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 août 2013 12 h 48

      Et un politicien qui participe au Festival du cochon graissé de Saint-Glin-Glin, qu'est-ce qu'il fait?