Pamela Porter remise en liberté en attendant son procès

Pamela Porter, épouse d’Arthur Porter, ancien directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), a obtenu d’être remise en liberté, vendredi, en attendant son enquête préliminaire. Elle était détenue depuis son extradition au Canada depuis le Panama, en juin.

 

Mme Porter tentait devant la Cour supérieure d’obtenir une remise en liberté, après avoir essuyé un premier refus le 25 juin devant la Cour du Québec.

 

La juge Johanne St-Gelais a estimé que les nouveaux éléments de preuve qui lui avaient été présentés - qui sont frappés d’une ordonnance de non-publication - lui permettaient de croire que l’accusée ne tenterait pas de s’enfuir pour se soustraire à la justice canadienne. La juge St-Gelais a cependant imposé plusieurs conditions à Mme Porter, notamment la remise de ses passeports et l’interdiction de quitter le Québec, l’obligation de se rapporter aux policiers deux fois par semaine et le dépôt d’une caution de 250 000 $.

 

Il lui est également interdit d’entrer en contact avec ses coaccusés, dont son mari, Arthur Porter - sauf en présence de leurs avocats pour discuter de la cause -, et d’agir au nom de ce dernier dans toute transaction financière.

 

Le procureur de la Couronne au dossier, Me Claude Dussault, a pris acte de la décision, mais n’a pas écarté la possibilité d’en appeler.

 

Pamela Porter est accusée de complot et de recyclage des produits de la criminalité.

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