Lac-Mégantic - Ottawa accorde une aide de 60 millions

L’argent du fédéral argent servira notamment à assumer les coûts des opérations de nettoyage du site.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’argent du fédéral argent servira notamment à assumer les coûts des opérations de nettoyage du site.

Les sinistrés de Lac-Mégantic attendaient avec impatience l’aide tant promise par Ottawa. Le gouvernement Harper versera finalement 60 millions de dollars, le même montant que le gouvernement du Québec, pour appuyer les interventions de secours et faciliter la reconstruction de la ville.

Le ministre du Développement international et de la Francophonie, Christian Paradis, a expliqué lundi que 25 millions seront d’abord acheminés ces prochains jours au ministère de la Sécurité publique à Québec. Cet argent servira à assumer les coûts des opérations de secours, le retrait des wagons ainsi que l’enlèvement des matières dangereuses et des structures endommagées. Ces prochaines semaines, 35 millions seront aussi remis à Québec pour contribuer à la reprise économique de la municipalité dont le centre-ville a été complètement détruit. Cette aide gouvernementale devra servir à la communauté pour mettre sur pied des plans de relance et de développement économique.

 

Boîtes noires

 

D’ici là, le gouvernement du Québec remettra 5000 $ aux entrepreneurs et aux travailleurs autonomes touchés par la destruction du centre-ville de la municipalité. Dès mercredi, les entreprises situées dans la zone rouge pourront recevoir cette aide financière de subsistance. Les entreprises, situées à l’extérieur de la zone et qui ont démontré que leur revenu dépendait de l’activité économique du centre-ville, pourront aussi en bénéficier à partir de vendredi.

 

Par ailleurs, la Sûreté du Québec (SQ) analyse actuellement le contenu des boîtes noires de la locomotive du train de la Montreal, Maine Atlantic Railway. Les boîtes noires avaient été acheminées, vendredi, aux États-Unis, puis des policiers les ont rapportées en fin de semaine au Québec.

 

L’inspecteur de la SQ, Michel Forget, n’a pas donné de détails sur les procédures, mais il a indiqué que des analyses étaient faites en vue de trouver des informations qui pourraient mener à des poursuites criminelles. Le Bureau de la sécurité des transports (BST) avait auparavant analysé leur contenu dans le cadre de son enquête sur les causes du déraillement.

 

De nouvelles recherches

 

Entre-temps, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les cinq victimes toujours portées disparues. Une grue a permis de soulever, dimanche, deux wagons où des fouilles sont présentement menées.

 

Des informations recueillies par les policiers permettent de croire que les corps des victimes pourraient se trouver dans cette zone. Michel Forget dit avoir toujours bon espoir. « On est encore optimiste de retrouver les victimes, croyez-moi qu’on a un désir fort de les retrouver, a-t-il dit, avant d’ajouter que la majorité des scènes complexes avaient été fouillées, mais que des équipes retourneront sur certains lieux névralgiques. Des équipes seront aussi chargées de dégager les wagons toujours sur place afin de les décontaminer et les découper. Le travail peut prendre quelques jours puisque certains wagons sont enfouis dans le sol et situés près des lieux de recherches.

 

Retour à la maison

 

Jusqu’à présent, 28 victimes ont été identifiées, dont six nouvelles depuis vendredi. Le Bureau du coroner accompagne les familles dans cette épreuve afin de répondre à leurs questions. « Tout le volet de soutien aux familles prend plus d’importance maintenant. Nous sommes là pour les accompagner dans le processus de certification de décès et toutes les formalités », a indiqué Geneviève Guilbault, porte-parole du Bureau du coroner.

 

La mairesse, Colette Roy-Laroche, a rappelé que les résidants de la zone rouge pourront retourner demain, mardi, pour la première fois chez eux pour récupérer quelques effets personnels. Les visites se feront en compagnie d’un responsable de la sécurité civile qui sera chargé de vider les congélateurs et les réfrigérateurs.


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Un comité étudiera la sécurité du transport ferroviaire

Le comité des transports doit se réunir en fin d’après-midi, ce mardi, à la demande du Parti Néo-démocrate. La vice-présidente du comité et députée néodémocrate, Olivia Chow, a réclamé au greffier du comité une réunion spéciale, afin « d’étudier quelles actions peuvent être prises pour mettre en œuvre les recommandations passées du vérificateur général du Canada et du Bureau de la sécurités des transports, en termes de sécurité ferroviaire.»

Mme Chow a indiqué qu’elle aimerait faire le point sur les changements qui pourraient être apportés aux systèmes de freinage, au nombre de conducteurs requis par train, de même qu’aux wagons de type DOT-111 comme ceux qui transportaient le pétrole à Lac-Mégantic. Le NPD estime que certaines modifications peuvent être faites dès maintenant au lieu d’attendre en septembre.

Le président du comité, le conservateur Larry Miller, a d’abord refusé de convoquer le comité en plein été en arguant qu’il valait mieux laisser le temps aux enquêtes de suivre leur cours. Or, en vertu des règles parlementaires, il suffit que quatre membres d’un comité réclament la tenue d’une réunion spéciale pour que celle-ci ait lieu.

Les conservateurs pourraient cependant s’opposer, grâce à leur majorité, à une étude plus approfondie du dossier et reporter le tout à la reprise des travaux parlementaires en septembre. Il n’a pas été possible de préciser la position des députés du gouvernement. Les appels du Devoir sont restés sans réponse. 

Marie Vastel

10 commentaires
  • Pierre Schneider - Abonné 23 juillet 2013 06 h 23

    Avantage Québec

    Des 60 millions, 25 sont envoyés - on ne dit pas quand- au gouvernement du Québec- ce qui fait quq'Ottawa verse directement- on ne dit pas quand- 35 millions aux Méganticois pour des projets "à long terme", a dit M. Paradis, le ministre déchu du gouvernement Harper.
    Or, fin renard, le gouvernement québécois s'est reviré sur une pièce de dix cents et a décidé de reverser les 25 millions d'Ottawa immédiatement aux sinistrés de Lac-Mégantic.

    Je suis fier d'être Québécois.

  • Francois Parent - Inscrit 23 juillet 2013 06 h 59

    Des sommes d'argent qu'il faut récupérer

    Les Québécois ont suffisamment payé pour la négligence des pétrolières. Le gouvernement doit récupérer ses sommes d'argent auprès des responsables. Des lois doivent être mises en place afin de condamner les responsables à verser une indemnité et sanctionner les entreprises. Ils ont refusé de sécurisé leur équipement dû au laxisme de nos gouvernements à établir des règles sévères en dans le transport de matières dangereuses. Nos gouvernements doivent protéger les citoyens et l'environnement en contraignant les pétrolières à sécurisé leurs équipements par des contraventions qui seront convaincre les pétrolières qu'il est plus avantageux et payant d'opter pour la sécurité. Cela aura pour effet moins de conséquences désastreuses qui n'auront pas fini de se produire si rien n'est fait.

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 23 juillet 2013 10 h 03

    Les indemnités

    N'oublions pas que les millions versés aux Méganticois sont nos argents, l'argent des Québecois, l'argent qui doit servir à nos programmes sociaux. Que l'argent vienne du provincial ou du fédéral, il provient des 50 milliards de dollars d'impôts et de taxes que le Québec fait parvenir annuellement à Ottawa, lequel nous retourne en péréquation "10 milliards". En retour Ottawa nous offre une gestion publique rigoureuse avec des programmes; des lois, des réglements, des normes, des directives, qui doivent protéger tous les canadiens y incluant les Québecois.
    Mais maintenant ce sont néo-libéraux seuls qui en profitent. Le fédéral y est allé de ses réformes, dérèglementations, de son principe d'auto-réglementation, des subventions aux aux compagnies canadiennes qui participent à leur caisses électorales et pour les citoyens coupures de budgets, coupures dans l'assurance- emploi et catastrophes de toutes sortes sans indemnités, souvenons-nous des 435 de $ de la crise du verglas. Pourtant nos impôts sont payés !

  • André Savary - Inscrit 23 juillet 2013 10 h 13

    politicaillerie

    Pas tres fort la gang de Harper. Paradis si habile patineur, hier semblait très mal à l'aise...sur des patins a 4 lames!

    Vivement 2015!

  • Denis Stergiotis - Inscrit 23 juillet 2013 11 h 30

    Nettoyer et décontamine sera coûteux! Qui va payer?

    Cet accident aurait pu être évité.

    Nettoyer et décontamine sera coûteux.
    Probablement plus de $600 millions de dollars

    Les assurances de MMA sont seulement pour $25 millions

    Qui va payer pour le nettoyage et décontamination?
    Les contribuables ?


    Cette catastrophe aurait pu être évitée si:

    1. Il y avait 3 conducteurs

    Il n'est pas interdit de laisser un train avec le moteur allumé sans surveillance la nuit, sur la voie principale, avec seulement in conducteur parce-que le Gouvernement Harper leur a donné un permis !

    Minimum 2 conducteurs sont requis pour sécuriser et de tester les freins à main.

    Il est plus prudent d'avoir 3 conducteurs au cas où un tombe malade ou se blesse parce-que ça prends min 2 pour tester et sécurisé le train.


    *Transports Canada a indiqué que deux compagnies au Canada, ( la MMA et la Quebec North Shore and Labrador), ont demandé l'autorisation de pouvoir laisser leurs convois être conduits par un seul employé.

    L'autorisation a été accordée, par le " Government Harper " .


    2. Si les locomotives avaient été verrouillées et le train placé dans la voie d'évitement ( " SIDING" " ) avec un dérailleur en avant des locomotives et les aiguillages tournés pour la voie principale en plus d'avoir mis des freins manuels en quantité suffisante.


    3. Les Wagons DOT-111 été remplacés par des wagons plus secure.

    La fragilité des wagons DOT-111, comme ceux qui ont déraillé à Lac-Mégantic, était bien connue des autorités.

    En 1995, ces mêmes wagons ont été impliqués dans une autre catastrophe. Quelque 230 000 litres d'acide sulfurique s'étaient alors déversés à Lac-aux-Sables, en Mauricie.


    4. Le Government Harper avait augmenter le nombre d'inspecteurs matières dangereuses.

    Les inspecteurs sont surchargés!

    Au cours des 10 années nous avons remarquer une augmentation importante de matières dangereuses qui sont transporter !

    Il a augmenté de 800 barils en 2009, à environ 140 000

    • Jacques Moreau - Inscrit 23 juillet 2013 21 h 25

      Drôle, mais je ne crois pas que les wagons citerne au nouveau standards auraient pu résister, sans faille, a un "empillement" du genre qui est arrivé à Lac-Mégantic. Mais ça fait un bon point pour accumuler du blâme.
      Le transport de matière "dangereuse" pourrait être interdit totalement, ...
      juste a interdire ou fermer toutes manifactures ou usine qui en a besoin.