L’ACIA n’enquêtera plus sur la maladie du charbon

La maladie du charbon (anthrax) ne sera plus surveillée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, qui estime que cette responsabilité revient plutôt aux producteurs de bétail.


L’ACIA a fait savoir qu’elle n’enquêtera plus sur les fermes infectées par le bacille du charbon, pas plus qu’elle ne les mettra en quarantaine ou recueillera des échantillons pour des fins d’analyse. Le bétail ne sera plus vacciné par ses soins et aucune aide financière ne sera dorénavant apportée aux producteurs pour se débarrasser des carcasses d’animaux infectés.


De nouvelles règles, qui sont entrées en vigueur au printemps, prévoient que ces responsabilités incomberont désormais aux propriétaires de cheptels et à leur vétérinaire privé. « Il s’agit essentiellement d’une décision d’entreprise ; c’est une question de rentabilité que prendront les producteurs et leurs vétérinaires, a expliqué la Dre Penny Greenwood, directrice nationale du programme de lutte contre les maladies de l’ACIA. Et quand il s’agit d’une décision d’entreprise, l’implication de l’ACIA n’est pas vraiment appropriée pour le contrôle de ce genre de maladies, contrairement à d’autres qui sont très difficiles à contrôler. »

 

Rares cas humains


La maladie du charbon est une maladie infectieuse liée à des bactéries se trouvant naturellement dans le sol, et qui peuvent devenir actives pendant la saison chaude suivant de fortes pluies. Elle peut entraîner la mort de bovins, de bisons ainsi que d’autres animaux de pâturage, et dans de rares cas, d’humains. Des personnes peuvent être infectées en manipulant des produits provenant d’animaux eux-mêmes infectés.


Mme Greenwood n’a pas dit si les compressions budgétaires fédérales étaient responsables de ce changement de politique.

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