La Commissaire à la vie privée s'inquiète des intrusions numériques

Le monde change et les lois sur la protection de la vie privée devraient en faire tout autant pour faire face aux nouveaux risques induits par la numérisation de l’activité humaine. C’est en tout cas le message lancé jeudi matin à Ottawa par la Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart à l’occasion du dépôt de son rapport annuel devant le Parlement fédéral.


Même si le nombre de plaintes reçues l’an dernier par l’organisme est inférieur à celui de l’année précédente - 220 l’an dernier contre 281 un an plus tôt -, Mme Stoddart a précisé que les cas d’intrusion et d’atteinte à la vie privée se sont complexifiés en raison de la technologie et surtout de son déploiement dans toutes les strates de la vie quotidienne. « Les nouvelles technologies ont permis de créer de nouveaux produits et services attrayants pour les consommateurs, indique Mme Stoddart dans son rapport, son dernier puisque son mandat à la tête de l’organisme arrive à terme cette année. Elles s’accompagnent également de risques, notamment la perte, le vol ou le détournement des renseignements personnels ».


Selon la commissaire, le temps serait venu pour le Canada d’adopter des mesures davantage incitatives pour « s’assurer que les organisations intègrent des mesures de protection de la vie privée dans leurs produits et services dès le départ ». Elle note également que la loi actuelle, en plus d’être de moins en moins en phase avec le présent numérique, s’avère également très en retard par rapport à d’autres pays qui ont déjà mis leur législation au diapason avec le présent, a-t-elle indiqué.

 


3 commentaires
  • Benoît Gagnon - Inscrit 6 juin 2013 12 h 14

    Ne passera pas

    Les grandes compagnies s'y opposeront. Elles ont trop à perdre. Comment se passeront-elles de toutes ces informations gratuites qu'elles peuvent obtenir sur nos habitudes de vie, nos goûts et notre vie privée pour mieux nous vendre leurs bebelles?

  • Guy Lafond - Inscrit 6 juin 2013 13 h 27

    Les "Geeks" ou Guiks de l'espionnage devront courber l'échine...


    Et aller jouer dehors un peu. Le grand air fait beaucoup de bien!

    Ils peuvent aussi apprendre une seconde langue, le français, s'ils n'aiment pas jouer dehors.

  • Marc Bergeron - Inscrit 6 juin 2013 20 h 50

    Mal protéger

    j'espère que ça passera. Bon dossier pour journaliste travaillant encore pour le bon peuple.