Colloque 2013 - S’ouvrir à la créativité

Martine Letarte Collaboration spéciale

Ce texte fait partie du cahier spécial Arts et villes

La création au cœur du développement durable des municipalités, voilà le thème choisi par le réseau Les Arts et la Ville pour son colloque annuel. L’événement se déroulera à Gatineau du 22 au 24 mai et accueillera des conférenciers d’ici et d’ailleurs.

« Le développement durable est un sujet d’actualité et d’intérêt pour nos membres et pour la société », indique Lynda Roy, directrice générale du réseau Les Arts et la Ville. La création s’inscrit dans le développement durable parce qu’elle permet aux municipalités de se démarquer, de développer leur identité propre et d’améliorer le milieu de vie des citoyens. »

« On demande de plus en plus aux municipalités de faire du développement durable, et je crois que l’aspect culturel en est un élément important », indique Jean Fortin, maire de Baie-Saint-Paul et coprésident du réseau Les Arts et la Ville.

« La culture est très importante pour la qualité de vie, ajoute-t-il. Ce n’est pas par son réseau d’aqueducs et d’égouts qu’une municipalité se démarque, mais par son aménagement, sa beauté. Les créateurs peuvent être des partenaires des villes pour y arriver et le colloque est un bon endroit pour se ressourcer, pour faire le plein d’idées intéressantes. »
 
Des paroles aux gestes

Même si on parle amplement de développement durable depuis des décennies, il n’est pas toujours évident de passer de la parole au geste.

« Comment réaliser des projets porteurs de développement durable ? Ce ne sont pas toujours les projets qu’on attend qui sont les plus durables, donc il faut s’ouvrir à la créativité, être attentif », affirme Dominique Violette, directrice générale du Carrefour international de théâtre de Québec et coprésidente du réseau Les Arts et la Ville.

Les participants au colloque pourront entendre en conférence d’ouverture Catherine Cullen, présidente de la Commission culture de l’organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), adjointe au maire de Lille, en France, et déléguée à la culture.

Le CGLU, une organisation s’intéressant au rôle de la culture dans le développement durable, chapeaute l’Agenda 21 pour la culture. Cette démarche mondiale, à laquelle plusieurs villes et villages ont adhéré, précise des principes à respecter et des objectifs à viser pour faire de la culture une composante majeure et essentielle de la société intégrée aux dimensions sociale, économique et environnementale du développement durable.
Joe Fafard, artiste en arts visuels de Saskatchewan, sera aussi parmi les conférenciers. « C’est un artiste émérite de renommée internationale très investi dans sa communauté, indique Lynda Roy. Ses œuvres sont extraordinaires et elles sont issues du monde rural. Je pense par exemple à ses immenses vaches de bronze. »

Lors de la même conférence, le colloque donnera la parole à Jean-Sébastien Dallaire, artiste multidisciplinaire et membre fondateur de BAM percussion, à Gatineau. « Nous tenons à présenter une diversité de témoignages, de territoires, de réalités, indique Mme Roy. Nous voulions aussi avoir des intervenants très impliqués dans leur milieu pour partager des pratiques concrètes. »

Parmi les conférenciers de ce 26e colloque du réseau Les Arts et la Ville, on remarque aussi Jacques Saint-Gelais, directeur général du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, Alain Thibault, compositeur et directeur du festival d’arts numériques Elektra, à Montréal, Benoît Gauthier, directeur des arts et de la culture à la Ville de Trois-Rivières, Philippe Lupien, architecte et professeur à l’École de design de l’UQAM, et Jean Haëntjens, urbaniste, économiste et conseiller en stratégies urbaines à La Baule-Escoublac, en France.


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