Bombes fumigènes dans le métro : pas d’accusation en lien avec le terrorisme

Les quatre accusés dans l’affaire des bombes fumigènes lancées dans le métro le 10 mai 2012 ne seront finalement pas accusés d’incitation à craindre des activités terroristes, cette accusation ayant été retirée par le procureur aux poursuites criminelles et pénales à cause d’un manque de preuves. Les militants étudiants François Vivier-Gagnon, Geneviève Vaillancourt et Roxanne Belisle (seule Vanessa L’Écuyer était absente) étaient convoqués à la Cour jeudi matin. Ils sont toujours accusés de méfaits et de complot pour un attentat à la bombe fumigène qui a paralysé l’ensemble du réseau de métro de Montréal pendant près de trois heures et entraîné des pertes économiques. En entrevue à Radio-Canada au début de la semaine, l’ex-bâtonnier du Québec, Me Gilles Ouimet, se disait étonné qu’une accusation en lien avec le terrorisme ait été portée dans ce cas, puisque « dans la définition d’activité terroriste, on a spécifiquement exclu les revendications politiques, les grèves. Alors, la définition d’activité terroriste exclut à première vue ce comportement si, évidemment, il est relié à la grève étudiante, par exemple. » Les accusés doivent se représenter en Cour le 3 septembre.

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