Le pape à la défense de l’embryon

Le pape François a lancé dimanche un appel très ferme pour la défense « juridique de l’embryon » et « la sacralité de la vie », à l’issue de la première messe de canonisation de son pontificat.


L’air grave, le pape argentin s’est exprimé pour la première fois pour « la protection juridique de l’embryon », et donc contre l’avortement. Une protection juridique doit être à même de « protéger tout être humain dès le premier instant de son existence », a-t-il martelé. Il apportait son soutien à une grande marche de 30 000 chrétiens pro-vie dans les rues de Rome au même moment.


Si les positions de l’ancien cardinal Jorge Bergoglio étaient bien connues en Argentine, il n’avait pas encore fait allusion aux thèmes controversés de la « défense de la vie » qui opposent frontalement l’Église aux sociétés occidentales.


Le pape avait procédé dans la matinée aux canonisations annoncées en février par son prédécesseur, Benoît XVI, lors de son dernier consistoire de février. Il a fait saint le modeste cordonnier Antonio Primaldo, et 800 autres hommes de la ville d’Otrante, à l’extrême sud de l’Italie, qui avaient été faits prisonniers en 1480 par les troupes du Sultan Mehmet II. Priés de renier leur foi et d’embrasser l’islam s’ils voulaient avoir la vie sauve, ils avaient refusé, sous l’impulsion du courageux Primaldo. Ils avaient été décapités.


Des centaines de Colombiens et Mexicains avaient fait le voyage pour assister aux canonisations de deux femmes de leur pays par le premier pape latino-américain de l’histoire. Il s’agit de la toute première sainte colombienne, Laura de Santa Caterina da Siena Montoya y Upeguila, appelée communément « Madre Laura », et de la deuxième sainte mexicaine, Maria Guadalupe Garcia Zavala, surnommée « Madre Lupita ».

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