Commission des relations de travail - Discrimination: la CSN-Construction crie victoire

Le plaignant, Harold Richard (avant-plan), en compagnie de Jean Lacharité (à gauche), vice-président de la CSN, et de Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.
Photo: - Le Devoir Le plaignant, Harold Richard (avant-plan), en compagnie de Jean Lacharité (à gauche), vice-président de la CSN, et de Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

La CSN-Construction crie victoire après que la plainte pour discrimination et mesures de représailles d’un de ses membres contre la FTQ-Construction et les Équipements nordiques eut été retenue par la Commission des relations du travail (CRT).


Mais la FTQ-Construction laisse déjà entendre qu’elle contestera cette décision.


Un opérateur d’équipement lourd, Harold Richard, syndiqué à la CSN-Construction, se plaignait de subir de la discrimination dans l’embauche de la part de deux représentants de la FTQ-Construction sur la Côte-Nord, soit Bernard Gauthier, mieux connu sous son surnom de Rambo, et l’agent d’affaires Michel Bezeau.


M. Richard contestait également sa mise à pied, en septembre 2009, par l’employeur Équipements nordiques, affirmant que la cause véritable de son renvoi était la pression exercée par Bernard « Rambo » Gauthier sur l’employeur parce qu’il n’était plus syndiqué à la FTQ-Construction, mais à la CSN-Construction.


La CRT lui a donné raison. « La Commission conclut que la FTQ-Construction, par l’entremise de ses agents Gauthier et Bezeau, a exercé des pressions sur Nordiques le 9 septembre 2009 pour qu’elle impose une mesure prohibée au plaignant et que la mise à pied de ce dernier le 9 septembre 2009 lui a été imposée en raison de son allégeance syndicale », conclut-elle.


Au cours d’une rencontre avec la presse mardi, dans les bureaux de la CSN à Montréal, le plaignant, M. Richard, a dit souhaiter que sa cause ait un effet sur d’autres syndiqués. « Je n’ai aucune idée comment ça va se dérouler après. J’espère que ça va aller mieux. J’espère que ça va aider aussi d’autres personnes qui sont dans la même situation que moi-même », a-t-il commenté.


La CSN a d’ailleurs fait savoir que des plaintes de discrimination avaient été déposées dans d’autres dossiers. M. Richard demande également d’être réintégré dans son emploi et réclame le paiement du salaire et des avantages perdus. Cette partie de la cause sera traitée ultérieurement.


Réaction de la FTQ-Construction


La FTQ-Construction a fait savoir, par voie de communiqué, qu’elle étudiait le jugement « et les moyens disponibles pour contester la décision ». Elle se dit « convaincue que la preuve ne démontre pas la culpabilité de l’organisation ».


La FTQ-Construction rappelle que, durant les deux dernières années, « trois jugements différents avaient permis d’acquitter des représentants de syndicats locaux membres de la FTQ-Construction qui avaient été faussement accusés d’intimidation ».


Le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, affirme que « notre organisation n’a jamais encouragé l’intimidation et ne le fera jamais ».


Le principe du placement syndical, qui est en cause dans ce dossier, a depuis été aboli.

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