Saint-Jérôme - Deux prisonniers s’évadent… en hélicoptère

 

Saint-Jérôme – Pendant que le Québec honorait ses plus grandes œuvres cinématographiques de la dernière année, dimanche soir, la grande région de Laurentides-Lanaudière a eu droit à son propre suspense hollywoodien après que deux prisonniers du centre de détention de Saint-Jérôme eurent réalisé une spectaculaire évasion en s’accrochant à un hélicoptère, dimanche après-midi.


L’événement, qui n’avait rien d’un film de fiction, a été marqué par une première vague d’arrestations, dont celle de Benjamin Hudon-Barbeau, l’un des deux détenus en cavale, et de deux autres suspects non identifiés à Chertsey, à une cinquantaine de kilomètres au nord du centre de détention. L’autre détenu, Danny Provençal, a été localisé en milieu de soirée, et la Sûreté du Québec a érigé un périmètre de sécurité dans le but de mettre fin à sa cavale. Vers 23 h, Provençal n’avait toujours pas été arrêté.


Hudon-Barbeau, 36 ans, et Provençal, 33 ans, ont réalisé leur spectaculaire coup d’éclat vers 14h20, selon le sergent Benoît Richard de la Sûreté du Québec (SQ). Après la mise en place d’un vaste déploiement de policiers, le sergent Richard a confirmé l’arrestation de trois personnes en lien avec ces événements, vers 19h45, sans toutefois dire, à ce moment, si les évadés avaient été capturés.


M. Richard n’a donné aucun détail quant aux circonstances de l’arrestation, se contentant de dire que l’opération se poursuivait et que d’autres arrestations étaient à prévoir. Mais à peine 30 minutes plus tard, la SQ confirmait, via son compte Twitter, l’arrestation de Hudon-Barbeau et de deux autres hommes.


L’évasion a été si spectaculaire que le directeur général adjoint des Services correctionnels pour l’ouest du Québec, Yves Galarneau, a admis n’avoir jamais vu une telle manoeuvre en 33 ans de carrière. Précisant que les deux détenus évadés s’étaient agrippés à l’hélicoptère alors qu’ils prenaient part à une sortie « normale » des détenus, il a mentionné qu’il n’existait pas d’équipements pour empêcher une évasion par la voie des airs. « Quand les employés ont entendu l’hélicoptère et l’ont vu à si basse altitude, ils ont commencé à réagir », a expliqué M. Galarneau, lors d’un point de presse tenu en début de soirée.

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