Plusieurs arrestations à la manifestation contre la brutalité policière

La manifestation a été déclarée illégale peu après son début, vers 17 heures, près du quartier général du SPVM. Les policiers ont ensuite demandé aux manifestants de se disperser.
Photo: François Pesant - Le Devoir La manifestation a été déclarée illégale peu après son début, vers 17 heures, près du quartier général du SPVM. Les policiers ont ensuite demandé aux manifestants de se disperser.
Le SPVM n'a pu donner de détails immédiats sur le nombre de personnes interpellées et arrêtées, disant qu'un bilan serait donné plus tard en soirée.

Vers 19 h 40, la manifestation était à toutes fins pratiques terminée, les quelques manifestants qui restaient dans les rues du centre-ville s'étant dispersés, a indiqué le sergent Laurent Gingras, porte-parole du SPVM.

La police continuait de transférer vers des autobus les deux groupes de manifestants qui avaient été encerclés et interpellés, a-t-il ajouté.

Ceux-ci — un groupe au coin des rues Sainte-Catherine et Sanguinet, et l'autre à l'angle des rues Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville — ont été interpellés pour avoir possiblement enfreint des règlements municipaux, puisqu'ils n'avaient pas fourni d'itinéraire de leur marche et que la police avait demandé aux manifestants de se disperser, a expliqué M. Gingras.

Deux policiers ont par ailleurs été transportés à l'hôpital, a indiqué un porte-parole du SPVM, Laurent Gingras. Un policier a eu des dents cassées au début de la manifestation, et une policière a plus tard été transportée par Urgences-Santé en raison d'un malaise.

La manifestation a été déclarée illégale peu après son début, vers 17 heures, près du quartier général du SPVM. Les policiers ont ensuite demandé aux manifestants de se disperser.

Moins de deux heures après le début du rassemblement, la majorité des manifestants étaient dispersés après s'être scindés en plusieurs groupes. Certains sont rentrés chez eux sous les ordres des policiers et d'autres ont continué de manifester au centre-ville.

La police avait averti que la circulation serait perturbée par la manifestation à l'heure de pointe, mais a précisé plus tard dans la soirée qu'il n'y avait pas de problèmes de circulation majeurs ont centre-ville.

Observateurs et hélicoptère


Les policiers du SPVM étaient appuyés de ceux de la Sûreté du Québec. M. Gingras a indiqué que des policiers d'autres services municipaux étaient également sur place en tant qu'observateurs. Toutefois, si la manifestation dégénérait, ceux-ci pourraient intervenir, selon le porte-parole.

Sur son fil Twitter, la police de Gatineau disait avoir délégué des observateurs à la manifestation, tout en ajoutant que d'autres observateurs venaient d'Ottawa, de Laval et de Toronto.

L'hélicoptère de la SQ pouvait être entendu et aperçu et centre-ville de Montréal. Plusieurs policiers étaient à cheval et d'autres portaient leurs boucliers.

Selon CUTV, la station de télévision communautaire de l'Université Concordia, un membre de son équipe aurait été arrêté par la SQ.

Sur les réseaux sociaux, des rumeurs circulaient au sujet d'une autre manifestation vendredi, au départ à 20 heures de la Place Émilie-Gamelin, lieu de rassemblement des manifestations étudiantes du printemps dernier.

En 2012


La manifestation contre la brutalité policière a fréquemment été ponctuée d'affrontements entre des manifestants et des agents de la paix montréalais et au fil des ans, plusieurs actes de saccage y ont été commis.

L'année dernière, près de 2000 personnes ont manifesté. Le SPVM avait procédé à une foule d'arrestations, au point où 226 personnes s'étaient retrouvées derrière les barreaux. De plus, sept policiers et deux citoyens avaient été blessés.

Il y a deux ans, plus de 300 personnes avaient été arrêtées.

À voir en vidéo