Manifestation contre l’euthanasie

Québec – Des citoyens qui dénoncent le projet du gouvernement de légaliser l’euthanasie se sont réunis devant l’Assemblée nationale à Québec, samedi après-midi, pour faire entendre leur opposition. Le Regroupement des Québécois contre l’euthanasie au Québec affirme que la législation proposée ne respecte pas le Code criminel canadien, qui garantit « la sécurité de tous les Canadiens contre l’homicide, le suicide assisté et l’euthanasie ». Selon le Dr Marc Bergeron, porte-parole du Regroupement, l’euthanasie menace directement la sécurité physique des malades. Il estime que tôt ou tard, cette loi mènera à des dérives et, possiblement, des sévices physiques à l’endroit de personnes vulnérables. Le Dr Bergeron exige plutôt des soins palliatifs de qualité, gratuits et disponibles pour tous les Québécois qui présentent une grande souffrance à cause de leur maladie.

1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 12 mars 2013 21 h 45

    Peu crédible

    Samedi passé, à Québec, devant le Parlement, avait lieu une manifestation contre l’euthanasie; des centaines de personnes étaient attendues; une quarantaine y furent présents.

    En entrevue avec TVA-LCN, j‘ai dit quelque chose comme : Au Québec, vive le développement des soins personnalisés de fin de vie, comme en Belgique, incluant parfois, si nécessaire et si librement voulue, l’aide médicale à mourir, balisée et contrôlée.

    Malgré cette manifestation, d’après TVA-LCN, plus de 85% de la population est toujours en faveur de cette aide médicale à mourir.

    La terminologie utilisée, dite aux médias et sur les pancartes, lors de la manif, continue à traduire et à trahir les organisateurs.

    Il s’en suit encore une perte de crédibilité.

    Quant à l'argumentaire, il est peu convainquant et ne fait plus peur qu'à peu de personnes.

    J'aime bien citer la page 53 du rapport de la Commissions spéciale sur la question de mourir dans la dignité, ceci : «Au-delà de la froide réalité des sondages ou de la comptabilité relative du nombre de personnes "pour" ou "contre" s'étant exprimées pendant la consultation, nous avons tenté, à titre de représentants élus de la population, de soupeser la valeur des arguments en regard de l'évolution des valeurs sociales, de la médecine et du droit ainsi que notre conception du bien commun».