Tours de téléphonie: les villes seront consultées

La circulation croissante sur les réseaux sans fil, associée aux téléphones intelligents et aux tablettes, nécessite une augmentation du nombre d’antennes et de tours de téléphonie cellulaire.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir La circulation croissante sur les réseaux sans fil, associée aux téléphones intelligents et aux tablettes, nécessite une augmentation du nombre d’antennes et de tours de téléphonie cellulaire.

La circulation croissante sur les réseaux sans fil, associée aux téléphones intelligents et aux tablettes, nécessite une augmentation du nombre d’antennes et de tours de téléphonie cellulaire, et les municipalités seront désormais consultées sur leur emplacement, sans toutefois détenir un droit de veto.


En vertu d’un protocole national publié jeudi, les fournisseurs seront tenus d’informer et de consulter les municipalités au sujet de chaque nouveau système d’antenne, comme les tours qui sont érigées au fur et à mesure que leurs réseaux prennent de l’expansion.


Bernard Lord, président de l’Association canadienne des télécommunications sans fil, estime que les directives permettront aux municipalités de donner leurs commentaires sur les emplacements suggérés dans les zones résidentielles, industrielles et agricoles.


Les municipalités auront aussi leur mot à dire sur l’apparence des antennes, a indiqué M. Lord. Il a d’ailleurs souligné que, dans le passé, certaines antennes avaient été intégrées dans les lampadaires, par exemple, pour se fondre dans les infrastructures déjà existantes.


Selon M. Lord, jusqu’à 50 % des données utilisées pour le courrier électronique, la navigation sur Internet et le visionnement sur des appareils mobiles sont consommées à la maison.


Cela signifie que les sites où sont installées les antennes doivent être à proximité des zones résidentielles, même si ce choix peut donner lieu à des plaintes de citoyens concernant les effets sur la santé ou le côté inesthétique des antennes, a-t-il dit.


M. Lord a souligné que le protocole, développé par l’association basée à Ottawa et la Fédération canadienne des municipalités, fera la promotion de la consultation, mais ne donnera pas le droit de veto aux municipalités. Les télécommunications sont de compétences fédérales.

5 commentaires
  • André Fauteux - Inscrit 1 mars 2013 08 h 36

    Symptômes éprouvés par les riverains des antennes

    Dommage que les villes n'aient pas leur mot à dire car il y a plus de cancers et divers symptômes (insomnie, maux de tête, dépressions, etc.) jusqu'à 300 mètres autour de ces antennes, selon diverses études dont celle de Santini, Seigne et Danze. Israel et d'autres pays ont d'ailleurs agit en ce sens pour protéger la santé publique. Pour en savoir davantage, voir le site britannique Powerwatch et http://www.emrpolicy.org/science/research/docs/san

  • André Fauteux - Inscrit 1 mars 2013 08 h 49

    Revue de la littérature

    En fait, selon la revue de la littérature la plus récente (Biological effects from exposure to electromagnetic radiation emitted by cell tower base stations and other antenna arrays, Levitt & Lai, Environ. Rev. 18: 369–395 (2010), NRC Research Press), il y a plus de cancers jusqu'à 400 mètres autour de ces antennes chez les gens vivant face aux faisceaux de micro-ondes qu'ils émettent.

  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 1 mars 2013 12 h 53

    Chateauguay vs Rogers

    Cet article publié par le Dr. Magda Havas, est d’un grand intérêt.
    http://villerayrefuse.files.wordpress.com/2013/03/
    Elle y rapporte le témoignage d'un représentant de Santé Canada convoqué à la cour pour expliquer à quoi correspond le code 6 invoqué par l'industrie pour justifier l'innocuité des ondes sur la santé humaine.
    M. McNamee admet que les études sur les effets non-thermiques n’ont pas été pris en compte, il admet que les personnes les plus vulnérables ne sont pas considérées dans l'établissement du code et il admet que ce code n’est pas contraignant.
    Plus encore, l’issue de ce procès pourrait créer un précédent important et remettre en cause le choix d’une technologie qui expose l’ensemble de la population ( même les plus vulnérables d’entre-nous) à des risques biologiques non-thermiques sur une base quotidienne ( et pas seulement lorsqu’ils fréquentent les bureaux fédéraux…).
    L’attente de la décision dans ce procès justifie plus que jamais un moratoire immédiat sur le déploiement des compteurs. Comme tout l’argumentaire d’Hydro-Québec et de l’Inspq repose sur la référence au Code 6 pour justifier l’innocuité des compteurs, routeurs et des antennes relais, le témoignage du représentant de Santé Canada, M. James McNamee, rapporté dans article publié par le Dr. Magda Havas, capital.
    Vous trouverez sur le site de EstrieRefuse http://estrierefuse.files.wordpress.com/2013/02/es une excellente présentation qui met en évidence, références à l’appui, les lacunes du code 6.

  • Gilles Théberge - Abonné 1 mars 2013 15 h 09

    Et sur le plan politique

    On voit que le protocole, développé par l’association basée à Ottawa et la Fédération canadienne des municipalités, fera la promotion de la consultation, mais ne donnera pas le droit de veto aux municipalités. Les télécommunications sont de compétences fédérales.

    Je ne savais pas que dans la Constitution canadian rédigée en 1867 il avait été établi que les télécommunications étaient de compétence fédérale.

    Une fois de plus on voit que les municipalités, qui sont les endroits ou vivent les humains sont considérées comme une nuisance potentielle. Pas question de leur reconnaître une quelconque compétence sur l'aménagement de leur territoire dans la perspective fédérale.

    Idem pour un aéroport qui peut être installé n'importe où tout près de chez-vous, incluant une zone agricole. Que voulez-vous, c'est ça les compétences fédérales.

    Bien qu'ici le mot compétence n'a pas un sens qualitatif, mais une acception arbitraire en direction verticale descendante...

  • Pierre Desautels - Abonné 1 mars 2013 19 h 42

    Démocrassie...


    Les citoyens n'ont pas un mot à dire sur leur sous-sol. Dans ce Western, les bandits, même pas masqués, mais cravatés, arrivent, ne demandent pas la permission au maire de Mont Saint-Hilaire et ailleurs, gaz de shit oblige, voyons... Les citoyens n'ont pas un mot à dire sur leur horizon et sur les tours qui défigurent le paysage, malgré les chartes sur les paysages. Le club des "boys" ne veut rien savoir des études montrant les impacts possibles de ces tours monstrueuses sur la santé, à Sainte-Anne des Lacs et ailleurs, avec la complicité des autorités. Ce qui compte, c'est que les citoyens paient des taxes à cinq niveaux de gouvernement (Fédéral, Provincial, Municipal, MRC, Commissions scolaires), et que les profits soient au rendez-vous pour les ti-namis. Que voulez-vous, on n'arrête pas le "progrès"...