CUSM – Des mandats d'arrestation visent Porter, Duhaime et plusieurs autres personnes

Arthur Porter, alors qu'il était directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), en 2007. Porter était dans la mire de l’escouade Marteau depuis plusieurs mois en lien avec des paiements douteux de 22,5 millions de dollars autorisés par des dirigeants de SNC-Lavalin pour l’obtention d’un contrat au CUSM.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Arthur Porter, alors qu'il était directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), en 2007. Porter était dans la mire de l’escouade Marteau depuis plusieurs mois en lien avec des paiements douteux de 22,5 millions de dollars autorisés par des dirigeants de SNC-Lavalin pour l’obtention d’un contrat au CUSM.
La Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation de Yanaï Elbaz, l’un des cinq individus visés par des mandats d’arrestation lancés mercredi matin dans le scandale financier du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
 
Ancien bras droit d’Arthur Porter, ex-directeur général du CUSM, Yanaï Elbaz fait face à des accusations de fraude, de complot pour fraude, fraude envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité. Il devrait comparaître jeudi.
 
Mercredi matin, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avait annoncé l’émission de cinq mandats d’arrestation visant Arthur Porter et Yanaï Elbaz, ainsi que Jeremy Morris, de la firme Sierra Asset Management, Pierre Duhaime, ex-p.-d.g. de SNC-Lavalin et Riadh Ben Aïsa, ancien vice-président chez SNC-Lavalin.
 
Parmi les 24 chefs d’accusation portés contre eux figurent notamment ceux de fraude, de complot pour fraude, de fraude envers le gouvernement, d’abus de confiance et de recyclage des produits de la criminalité.
 
Aux dernières nouvelles, Arthur Porter qui a piloté le projet du CUSM de 2004 à 2011, vit aux Bahamas. Pierre Duhaime, qui a quitté SNC-Lavalin il y a près d’un an lorsque des révélations sur des paiements irréguliers ont surgi à son sujet, a été arrêté le 28 novembre dernier par l’escouade Marteau et accusé de complot, de fraude et d’usage de faux. Les policiers l’avaient remis en liberté sous condition de remettre son passeport et de rester au Québec.
 
 Quant à Ben Aïssa, il est présentement détenu en Suisse où il fait déjà face à des accusations.
 
Nouvelles accusations

L’UPAC a précisé mardi matin que dans les cas de Pierre Duhaime et de Riadh Ben Aïssa, il s’agissait de nouvelles accusations criminelles autorisées par le Bureau de lutte à la corruption et à la malversation.
 
Arthur Porter était dans la mire de l’escouade Marteau depuis plusieurs mois en lien avec des paiements douteux de 22,5 millions de dollars autorisés par des dirigeants de SNC-Lavalin pour l’obtention d’un contrat au CUSM. Le Dr Porter dirige maintenant un centre d’oncologie aux Bahamas et serait atteint d’un cancer des poumons pour lequel il suivrait des traitements. Lors d’une entrevue accordée au réseau CBC le mois dernier, le Dr Porter avait nié avoir reçu des pots-de-vin dans le dossier du CUSM.

Questionné sur les mandats d'arrestation mercredi matin, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a formulé ces commentaires: «Nous avions référé à l’UPAC cette partie du dossier du CUSM, je vois que l’UPAC prend le relais et fait des accusations. Je vais donc laisser la justice suivre son cours, je ne m’ingèrerai pas dans le travail de l’UPAC et dans le travail de la justice, mais je pense que c’est la suite des actions que nous avons entreprises l’automne dernier.»
 
Les chefs d’accusation

Yanaï Elbaz: fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité.
 
Jeremy Morris: Fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement et recyclage de produits de la criminalité.
 
Arthur Porter: Fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité.
 
Pierre Duhaime: Fraude, complot pour fraude, fabrication de faux, fraude envers le gouvernement, commissions secrètes et recyclage de la criminalité.
 
Riadh Ben Aïssa: Fraude, complot pour fraude, fabrication de faux, fraude envers le gouvernement, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité.
12 commentaires
  • Francois Cossette - Inscrit 27 février 2013 10 h 28

    Qui se ressemble ... s'assemble.

    Et le plus drôle c'est de voir que celui qui a nommé m porter, celui qui a deja un éthique douteuse pour s'être trouvé une job dans les pharma pendant qu'il était encore ministre, et bien c'est notre tres cher future chef du parti liberal. Y a pas a dire au plq on travaille fort pour trouver le BON CANDIDAT.

    • Simon Pelchat - Abonné 27 février 2013 14 h 05

      Le fait d'avoir nommé un M. Porter accusé aujourd'hui d'escroquerie, n'en fait pas un escroc lui-même, mais l'éthique élastique du candidat Couillard et son jugement et sa gestion dans ce cas-ci et son concubinage avec les Pharmaceutiques au moment où il était ministre de la Santé pose vraiment problème et devrait le disqualifier de tout poste de responsabilité politique, à mon avis.

    • Michel Richard - Inscrit 27 février 2013 15 h 13

      M Pelchat, vou svoulez dire qu'il doit être coupable par association ?

    • Francois Cossette - Inscrit 27 février 2013 15 h 55

      Non coupable de manque de jugement et d'éthique. Et, si vous écoutez la commission charbonneau vous pouvez constater que cela a fait légion durant les 10 années charest.

      Coupable par association, la meme parade qu'a utilisé couillard mais en ce qui me concerne ce n'est qu'une pauvre esquive digne d'un film de série B.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 27 février 2013 17 h 08

      Ne tirez pas sur Couillard, c'est peut-être le plus honnête des trois ...

    • Solange Bolduc - Inscrite 28 février 2013 21 h 33

      Imaginez un instant ! Couillard n'est pas élu chef du PLQ, et il reste Bachand ! YARK!

      On n'est pas sortsi du bois,même si avec Couillard on ne l'était pas plus, il a plus de classe que Bachand, ou l'image, selon moi, passe mieux!

      Mais si c'est Bachand qui est élu chef, la médiocrité va suivre son cours !

  • Huguette Daigle - Inscrite 27 février 2013 11 h 14

    De la protection.

    Je suis tout à fit d"accord avec M"François Cossette et j'ajouterai que l'ancien ministre libéral le DR.Couillard devrait être sur la photo avec les deux autres qui sont appelés à l'U"P"A"C.
    Il devrait aussi être intérrogé avant qu'il ne soit élu chef du parti libéral,ça presse.

  • Serge Marchand - Inscrit 27 février 2013 11 h 28

    On est habitué de payer trop.

    Est-ce que le gouvernement devrait déduire 30% au coût total du Centre universitaire de santé McGill ???

    Bah, les québécois sont habitués à payer de toute façon. Après trois jours, ils avaient même oublié la perte de la Caisse de Dépot.

  • Pierre Germain - Inscrit 27 février 2013 12 h 14

    Les Québécois ne sont-ils pas écoeurés de se faire abuser de la sorte? Il faut bien croire que non!

  • Armand Roy - Abonné 27 février 2013 12 h 35

    Un partenariat public-privé...

    N'est-ce pas notre ex-ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, surnommée la dame de fer, qui a introduit au Québec le concept de partenariat public-privé. Elle nous a dit que la fraude est impossible avec les parternariats public-privé et pourtant certains s'en ont mis plein la sacoche...