Un groupe de médecins s'oppose à une législation qui permettrait l'aide à mourir

Un groupe de médecins opposés à l'intention de Québec de permettre que des professionnels de la santé puissent aider des patients à mourir demande à la population, au gouvernement et à leurs collègues de s'élever contre cette intention.

Le «Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie» estime qu'il s'agirait là d'une négation de leur vocation première, qui est de venir en aide aux patients.

Le Collectif, qui appelle la population et les membres de la profession médicale à signer une pétition en ligne, fait valoir que le fait de poser un geste qui cause la mort, en l'occurrence injecter un produit qui mettrait fin aux jours d'un patient, est ni plus ni moins qu'un homicide.

Les porte-parole du groupe soulignent qu'il y a une marge entre poser un tel geste et le fait de ne pas poursuivre un traitement à un patient qui le refuse. Ils estiment qu'une personne peut, en raison de grandes souffrances ou d'absence d'espoir de guérison ou d'amélioration de sa condition, refuser un traitement et recevoir des soins palliatifs qui rendront sa fin de vie plus confortable sans avoir à lui enlever la vie.

En ce sens, ils dénoncent la pauvreté des soins palliatifs disponibles dans le réseau de la santé.

Sur le plan légal, ils font valoir que même si un médecin refuse de poser un tel geste, il pourrait être obligé de recommander le patient à quelqu'un qui accepterait de le faire, se rendant ainsi complice de la démarche.
7 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 19 février 2013 13 h 36

    Peu crédibles

    Deux cents médecins québécois sur 10 000 s'opposent à l'aide médicale à mourir. Des chiffres qui parlent haut et clair.

    Et la terminologie choisie vous amène en perte de crédibilité. Elle traduit et trahit votre collectif.

    Le débat a eu lieu au Québec, en 2010 - 2012. Désolé.

    Et le dernier sondage : 85% en faveur d'une aide médicale à mourir, si nécessaire et si voulue. Sondage après sondage, année après année, plus de 80% en faveur.

    Ne dites plus que les sondés n'ont pas compris la question !! Ça diminuerait encore le peu de crédibilité qui vous reste.

    • Gaetane Derome - Abonnée 19 février 2013 15 h 10

      On ne peut demander a des medecins qui ont choisi cette profession pour guerir et soulager leurs patients de poser un tel geste,c'est-a dire les tuer!C'est ca qui n'est pas credible..
      Plusieurs medecins ne sont pas au courant de cette petition,moi-meme je l'ai signe tout dernierement...Et beaucoup n'ont pas ete consulte,comme vous savez en 2010-2012.D'ailleurs,ce projet a ete fait par des politiciens et des avocats,comme medecins consultants il n'y avait que des gens du College je crois.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 19 février 2013 17 h 30

      Ce que je lis de ce collectif de médecin, c'est le genre de réthorique anti-avortement aux États-Unis.

      Ça ne «pogne» pas beaucoup au Québec, où il y a un large consensus pour l'aide médicale à mourir (et le respect du droit des femmes sur leur corps).

    • Yvon Bureau - Abonné 19 février 2013 17 h 37

      Correction très importante :

      238 médecins sur 21 511 médecins québécois, et non sur 10 000.

  • Gaston Carmichael - Inscrit 19 février 2013 15 h 02

    Its my way, or no way!

    Vous avez eu l'occasion de vous exprimez lors de la commission mourrir dans la dignité, et l'avez amplement utilisé. Malheureusement, la conclusion majoritaire ne concorde pas avec vos convictions. Qu'importe, vous continuez votre cabale.

    À force d'insinuations et d'allégations, vous ne doutez pas qu'un jour vous parviendrez à rallier une majorité à votre point de vue.

    C'est le même genre de combat qu'avec l'avortement. Toujours à refaire.

  • Linda Couture - Inscrit 20 février 2013 08 h 35

    Condamné à mourir plutôt que recevoir des soins ?

    La majorité des sondages démontrent aussi que la majorité des québécois sont en faveur de la peine de mort? En réalité, les criminels sont protégés d'être mis à mort à cause du risque d'erreur. Un futur projet de loi du gouvernement permettrait de donner la mort à des personnes qui en feraient la demande dans certaines circonstances? Ce serait une façon drastique de mettre fin aux soins de la personne.
    Il faudrait se poser la question suivante: Pourquoi une personne malade serait-elle condamnée à mourir plutôt que d'avoir le droit de recevoir des soins? Qui aura la responsabilité et le fardeau de démontrer que provoquer intentionnellement la mort d'un patient n'est pas un homicide?

    • Djosef Bouteu - Inscrit 22 février 2013 00 h 06

      Et c'est reparti, vous semez encore la confusion entre imposer la mort à quelqu'un qui ne veut pas et accepter d'aider quelqu'un en souffrance sans espoir de guérison à mourir.

      Vous semblez opposer soins de santé et suicide assisté, ce que la commission mourir dans la dignité n'a jamais proposé, c'est plutôt l'exact contraire.