Une policière veut empêcher son agresseur de devenir son voisin

Ottawa – La policière de Québec qui souhaite empêcher son ancien agresseur de s’installer à moins d’un kilomètre de chez elle devra poursuivre sa croisade.


Sandra Dion est repartie mercredi bredouille d’Ottawa, n’ayant pas réussi à rencontrer le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, ou le premier ministre Stephen Harper comme elle le souhaitait. Elle a pu s’entretenir avec la secrétaire parlementaire Candice Bergen, une réunion qu’elle a qualifiée de « copier-coller » par rapport à celle qu’elle avait eue à pareille date avec elle l’an dernier.


Mais cette année, Sandra Dion sait que son agresseur Laurent Minier peut à tout moment séjourner à la maison de transition tout près de chez elle. Il y était de façon ponctuelle mercredi, le jour de sa conférence de presse. « Je vis avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête », a-t-elle illustré.


Mme Dion a été victime d’une attaque perpétrée à l’aide d’un tournevis alors qu’elle patrouillait seule en 2002. Selon les documents qu’elle a pu consulter, l’homme souffre de schizophrénie, de troubles délirants et de troubles de personnalité. Il aurait par ailleurs affirmé qu’il allait tuer la prochaine policière qu’il voyait.


La possibilité de pouvoir croiser son agresseur dans son quartier est qualifiée « d’invivable » et de « cauchemardesque » par Mme Dion. Elle souhaite que la Chambre des communes adopte un projet de loi pour éviter de telles situations.