Deux femmes d’Uashat poursuivent leur grève de la faim

Aniesh Vollant et Jeannette Pilot, de la réserve d’Uashat, près de Sept-Îles, n’ont pas l’intention de mettre un terme à leur grève de la faim, entreprise le 1er janvier dernier, même si la chef de la réserve d’Attawapiskat, Theresa Spence, a interrompu la sienne.


Les deux femmes souhaitent poursuivre leur démarche en vue d’obtenir l’autonomie gouvernementale pour la nation innue. « La chef Spence a reçu beaucoup de pression de ses enfants, de ses petits-enfants et d’autres personnes à Ottawa », raconte Aniesh Vollant. « Nous, on a beaucoup d’encouragements de gens qui viennent nous voir, de gens d’autres communautés. »


Depuis 24 jours, donc, les deux femmes ne boivent que de l’eau et, une fois par semaine, du bouillon de poisson.


« Je commence à avoir des problèmes de la vue », raconte Aniesh, 27 ans, mère de trois enfants, qui se dit par ailleurs prête à mourir pour la cause.


« On aimerait se faire entendre du gouvernement et démontrer que le gouvernement ne respecte pas les autochtones », dit-elle.


Aniesh Vollant se plaint du fait qu’Hydro-Québec a autorisé l’installation de pylônes sur la réserve, contre la volonté de la population. Elle ajoute qu’à la demande d’Hydro-Québec, deux référendums ont été tenus dans la communauté sur la question du développement de la Romaine, projet que la communauté d’Uashat a rejeté.

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