Agressions sexuelles - La Congrégation Sainte-Croix reviendra en cour le 5 mars

Les avocats de la Congrégation de Sainte-Croix devront retourner en cour le 5 mars pour faire état de l’avancement du processus d’indemnisation des victimes d’actes sexuels répréhensibles commis par des membres du clergé ou des laïcs.

C’est ce qu’a décidé le juge à la Cour supérieure du Québec, Claude Auclair, après que les représentants de la Congrégation eurent présenté une requête pour l’obtention d’une prorogation de six mois supplémentaires afin de traiter avec « rigueur et équité » toutes les réclamations.
 
Dans un communiqué publié jeudi, la Congrégation affirme qu’elle déplore que ce délai soit requis, mais explique vouloir s’assurer que toutes les victimes sont adéquatement indemnisées.
 
Éric Simard, avocat de la Congrégation, ajoute que la prolongation de délai est nécessaire en raison du caractère laconique de nombreuses réclamations ainsi que de la communication tardive à la suite de demandes en soutien des réclamations.
 
Pour leur part, les représentants des victimes se sont de nouveau plaints que le versement des indemnités prenait beaucoup de temps.
 
En mars, les parties rencontreront le juge de même que les adjudicateurs au dossier. Ces derniers formuleront alors leurs recommandations quant au délai nécessaire pour finaliser l’indemnisation.
 
La Congrégation de Sainte-Croix s’était engagée en 2011 à présenter des excuses et à verser jusqu’à 18 millions de dollars à des élèves qui ont subi des sévices sexuels au collège Notre-Dame de Montréal, entre 1950 et 2001, au collège Saint-Césaire entre 1950 et 1991 et à l’école Notre-Dame de Pohénégamook entre 1959 et 1964.
 
Des arrestations

Il y a quelques jours, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé qu’un mandat d’arrestation avait été lancé contre un autre frère de Sainte-Croix soupçonné de crimes sexuels sur des élèves du collège Notre-Dame entre 1966 et 1980. Il s’agit d’Olivain Leblanc, âgé de 70 ans.
 
Le SPVM a aussi confirmé l’arrestation à terme de Georges Sarrazin, âgé de 91 ans. Les deux hommes sont soupçonnés de grossière indécence, d’attentat à la pudeur et de sodomie, des crimes qui étaient inscrits au Code criminel à l’époque où ils auraient été commis.

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