Les symboles marquants de 2012 - L’année rouge

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	Une jeune femme brandissant un carré rouge lors des célébrations de la fête nationale sur les plaines d’Abraham, le 24 juin dernier à Québec</div>
Photo: Renaud Philippe - Le Devoir
Une jeune femme brandissant un carré rouge lors des célébrations de la fête nationale sur les plaines d’Abraham, le 24 juin dernier à Québec

Le carré rouge a fortement coloré une année riche sur le plan de l’actualité.
En cette fin d’année, Le Devoir propose un retour sur les symboles qui, comme la couleur rouge, ont caractérisé des événements marquants de 2012.

La vidéo de l’année › 728 virale


La policière Stéfanie Trudeau s’est distinguée par des comportements à ce point inhumains que son matricule 728 lui va beaucoup mieux qu’un combo prénom-nom lorsque vient le temps de revenir sur ses faits d’armes. En mai, Matricule 728 devient un visage et une manière connus après avoir aspergé de poivre des étudiants. Cette démesure lui vaut une première vidéo virale sur YouTube. Désormais, dans les manifs du soir, Matricule 728 surveille les étudiants, mais eux aussi l’ont à l’oeil. Le comble survient toutefois le soir du 2 octobre, rue Papineau, où, pour une malheureuse petite bière avalée sur le trottoir - en infraction avec la loi -, un citoyen artiste vit Matricule 728 d’un peu trop près. Les premières secondes de l’altercation n’apparaissent sur aucun enregistrement, mais la formidable escalade de violence, les grossièretés et les débordements signés Matricule 728 pendant cette soirée sont immortalisés sur les téléphones intelligents de passants choqués et d’acteurs de la scène, troublés par cette violence hors norme (voir l’ensemble des prestations de Matricule 728 ci-dessous). Un cellulaire confisqué et ouvert par inadvertance capte même de glorieuses conversations du duo policier. Le jour suivant la diffusion par Radio-Canada de cet incident mémorable, le chef du Service de police de la Ville de Montréal, Marc Parent, présenta ses excuses. Un rapport d’enquête sur les agissements de Stéfanie Trudeau a été rédigé, et remis à qui de droit. On attend toujours la suite.
 

L’objet de l’année › La casserole


Quel tintamarre ! En mai, la casserole s’impose dans l’environnement urbain, principalement à Montréal, comme nouveau symbole d’une contestation sociale qui n’en finit plus de ne plus finir. C’est la faute à la loi spéciale, la 78, qui, en cherchant à encadrer plus sévèrement le droit de manifester, va faire l’unanimité contre elle et surtout stimuler la prolifération de l’ustensile culinaire revendicatif dans les rues, chaque soir à 20 h, beau temps, mauvais temps. La symphonie de batteries est inspirée du mouvement chilien de droite des cacerolazos, qui cherchait à faire tomber le socialiste Allende dans les années 70. Elle prend forme également de manière organique et dépasse rapidement sa cible pour devenir l’exutoire à de nombreuses autres rancoeurs : le Plan Nord, la collusion, l’arrogance des libéraux, l’argent des riches, les taxes, l’obscurantisme conservateur, le pétrole albertain, le gaz de schiste, la mondialisation… Rancoeurs qui mijotaient sans doute ailleurs dans la société.

 

L’objet de l’année (bis) › Les cachettes à fric


Pas banal. En 2012, la paire de chaussettes, italienne de surcroît, a fait bien plus que protéger les pieds du froid. Elle est devenue un improbable moyen de transport de l’argent sale, mal acquis, en marge de l’attribution de contrats publics. La mutation vestimentaire a été mise au jour devant la commission Charbonneau en septembre dernier par un enquêteur de l’opération Colisée, et surtout par des caméras cachées au Café Consenza de Montréal, repaire de mafieux et d’entrepreneurs en construction venant payer leur dû. Troublant.


La chanson de l’année › Ma vie c’est d’la marde de Lisa LeBlanc


Elle est arrivée au milieu d’un printemps, et n’aurait pas pu mieux tomber. La jeune chanteuse Lisa LeBlanc, jusque-là phénomène plutôt confidentiel réservé aux amateurs de musique francophone émergente, est propulsée malgré elle au-devant de la scène en mars dernier avec toute la fraîcheur de ses 21 ans, son authenticité, son parler rugueux à la poésie improbable importé de l’Acadie et surtout une chanson vulgairement intitulée Ma vie c’est d’la marde. Dans la tourmente - ou l’impasse sociale, c’est selon - du moment, le fragment de culture qui raconte l’histoire d’une célibataire se désolant crûment de sa triste condition devient très vite un hymne capable, avec des tonalités folkloriques, de cristalliser par l’absurde le désenchantement, l’état dépressif, la désolation, le cynisme du présent. Au loin, un conflit étudiant s’envenime, les esprits s’échauffent, les camps retranchés dérapent, les révélations de corruption se multiplient, même la sangria a un arrière-goût… Il fait lourd sur la province. Lisa LeBlanc, elle, chante : « Peut-être que demain ça ira mieux, mais aujourd’hui ma vie c’est d’la marde ». Pas très optimiste, mais libérateur.

 

L’audace de l’année › Félix Baumgartner, l’homme qui rentre de l’espace à pied


C’est ce qu’on appelle faire « une chute, une crisse de chute en parachute », dixit le Lindberg de Robert Charlebois. Le 14 octobre 2012, après deux tentatives annulées pour des raisons météorologiques et deux sauts d’essai réalisés en mars et en juillet, le parachutiste autrichien Félix Baumgartner passe à l’histoire, entre 14 h 08 et 14 h 12, en fracassant le record de vitesse en chute libre après un saut effectué depuis la stratosphère, à plus de 39 km du plancher des vaches. Relayé par l’entremise de YouTube - forcément -, l’exploit de cet homme qui revient de l’espace à pied a fasciné la terre entière, particulièrement les sociétés vieillissantes qui préfèrent vivre désormais l’audace par procuration. Le battage médiatique autour de l’événement a aussi été décrié par plusieurs en raison de son exploitation commerciale par un vulgaire marchand de boissons énergisantes. Avant de sauter, Baumgartner leur avait d’ailleurs malgré lui répliqué en disant : « Quelquefois, il faut aller très haut pour se rendre compte comment on est petit. »


La photo de l’année › Printemps turbulent


7 juin 2012. Il n’y a pas que les vroum vroum de la F1 qui font chauffer Montréal : les étudiants, dont le mouvement de dénonciation de la hausse des droits de scolarité ne dérougit pas, occupent tous les espaces de manifestation dont ils disposent. Dans l’arrondissement du Sud-Ouest, angle Notre-Dame et Des Seigneurs, tout près d’un cocktail d’ouverture où des dignitaires de la haute faisaient tinter leurs verres, quelque 250 manifestants associés de près ou de loin à la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) chahutent, sous l’oeil inquiet de l’escouade antiémeute, l’ombre des manifs du printemps. 17 h 20, celle-ci charge. Et l’oeil du photoreporter Jacques Nadeau capte cette scène de brutalité où l’autorité jette le citoyen au sol, le déparant de ses lentilles, échouées sur le sol. Le lendemain, encore sous le choc, ce jeune homme a téléphoné à la rédaction du Devoir, après avoir vu sa bouille écrasée au sol, pour qu’on sache son histoire. Tout droit venu de Mont-Laurier pour unir ses forces à celles des troupes estudiantines, il manifestait ce soir-là pour une toute première fois. Et peut-être une dernière.

 

Le chiffre de l’année › 1812


Cela n’aurait dû être qu’une simple commémoration historique ; c’est devenu un projet hautement politique qui a fait résonner un chiffre à maintes reprises cette année : 1812. Dommage ! Associée à la guerre anglo-américaine, cette séquence numérique a nourri en effet la détermination du gouvernement conservateur de Stephen Harper à faire de ce bicentenaire, pourtant jugé sans grande envergure par plusieurs livres d’histoire jusqu’à cette année, un marqueur important de l’identité canadienne. Selon lui, 1812 a posé les contours du Canada d’aujourd’hui en associant anglophones et francophones au service de la Couronne britannique pour bouter l’ennemi du Sud hors de leurs terres. CQFD.


La blague de l’année › Une fois, c’t’un gars, dans l’Nord…


Entre l’atmosphère régnant à l’intérieur du Palais des congrès de Montréal et à l’extérieur, ce 20 avril 2012, il y avait un univers de différences. Pendant qu’à l’extérieur de violents affrontements entre des centaines de manifestants et l’escouade antiémeute du SPVM faisaient des blessés, à l’intérieur, Jean Charest se risquait à faire de l’humour. « Le Salon Plan Nord est déjà très populaire, les gens courent de partout pour entrer », a dit le premier ministre, provoquant l’hilarité d’un millier de personnes. « À ceux qui frappaient à la porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi… dans le Nord, autant que possible », a-t-il lancé ensuite. Second éclat de rire. Les blagues de mauvais goût du premier ministre provoquèrent l’ire des manifestants, informés à la vitesse grand V par les réseaux sociaux. Influence Communication calcule que, ce jour-là sur Twitter, entre 14 h 30 et 16 h 30, les blagues ont occupé 8,64 % des propos dans tout le pays, dans les deux langues officielles. Et ce n’est pas une blague !


Mot de l’année › #manifencours


« La #manifencours est déclarée illégale. » Tombée sur le compte Twitter du Service de police de la Ville de Montréal, combien de fois cette déclaration fut-elle relayée en plein printemps étudiant ? On ne les compte pas. L’expression, démarrée à la faveur d’un de ces regroupements spontanés ou organisés, mais toujours surveillés par les services policiers, est devenue le #hashtag de l’année, symbole par excellence non seulement de la ferveur contagieuse répandue par gazouillis, mais aussi de la multiplicité de ces réunions d’étudiants, de citoyens, de manifestants, quoi ! #manifencours du soir, #manifencours de tous les 22, rendez-vous du mois où, un certain jour d’avril, le baromètre des marcheurs a fracassé les 200 000. Le conflit étudiant est chose du passé, mais #manifencours conserve une royale pérennité. Dès que ça manifeste, les twitts affluent pour dire où, quand, comment, combien, pourquoi ils se réunissent et marchent dans les rues. #manifencours près de chez vous ?


La tendance de l’année › La démission des maires


Cet automne au Québec, il n’y a pas que les feuilles qui se sont mises à changer de couleur avant de tomber. Les maires de plusieurs grandes villes ont connu le même sort, sur fond de manigances politiques, de révélations-chocs et d’allégations de corruption touchant leurs administrations. Sale temps pour la démocratie municipale. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a posé le cadre de cette désolante loi des séries le 5 novembre dernier en quittant la vie publique, dans la tourmente, un an avant la fin de son mandat et après 25 ans de service en politique. La semaine suivante, l’indélogeable Gilles Vaillancourt, maire de Laval, emboîtait le pas après 23 ans de règne et d’intrigues dans son 450 nord. Le 30 du même mois, le maire de Mascouche, Richard Marcotte, lâchait lui aussi son siège. Il a été accusé de fraude et de corruption au printemps dernier. Trois maires, trois démissions, une constante : tous n’ont cessé de clamer leur innocence et ont répété plusieurs fois en 2012 qu’ils ne partiraient pas. Promesse de politiciens, finalement…


La personnalité de l’année › La voix du peuple


En 2012, la personnalité de l’année n’a pas un visage, elle en a des millions, ceux de toutes ces femmes et de tous ces hommes, étudiants, travailleurs, vieux, jeunes, mères, pères, qui, ici comme ailleurs, ont fait entendre leur voix, leur indignation, leurs aspirations, au nom du respect, du changement, pour des lendemains meilleurs. En gros. La voix du peuple a résonné fort au Québec, où, après un printemps carré rouge passé à se faire entendre, elle a porté, pour la première fois, une femme à la tête du gouvernement provincial. Historique. À d’autres endroits, cette voix s’est faite sceptique, comme dans les rues en Russie, par l’entremise d’un trio de punkettes, en mars, après l’élection jugée douteuse de Vladimir Poutine. C’est elle aussi qui, en mai, a montré la porte de sortie au président français lourdement contesté, Nicolas Sarkozy, pour permettre au socialiste un peu moins bouillant, François Hollande, de prendre sa place. C’est encore elle qui a reporté Barack Obama au pouvoir, pour un deuxième mandat que plusieurs estimaient peu probable, et ce, en dépit d’un climat économique défavorable et des nombreuses campagnes de salissage orchestrées par le camp de son opposant républicain Mitt Romney.


La couleur de l’année › Rouge


Dans la série « Ils ont vu rouge », 2012 fut une année tristement fertile. Rouge, le sang qui a coulé en Syrie, où les ravages d’une guerre civile qui sévit depuis mars 2011 ont culminé cette année en raison d’affrontements entre le gouvernement et l’opposition. Des milliers de morts chez les civils. La Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie y constate, en cette fin de deuxième année de combat, une tournure de plus en plus confessionnelle, les deux parties violant de manière constante les normes du droit international. Rouge, aussi, le carré arboré par les étudiants opposés à une hausse de 1625 $ des droits de scolarité. Le petit morceau de tissu s’est promené du sac à dos de l’étudiant de philo jusqu’au tailleur de la chef de l’opposition d’alors, Pauline Marois, qui, cédant au tollé, le troqua un jour pour une épinglette officielle. En plein concert de casseroles, dans la foulée d’une loi spéciale indisposant nombre de citoyens, le carré de feutre fut arboré davantage pour signifier la critique d’une crise sociale non réglée. Rouge, enfin, la marque du Parti libéral et de son chef Jean Charest, forcés de battre en retraite lors des élections du 4 septembre dernier. La population de Sherbrooke signifia au premier ministre sortant qu’il n’avait plus sa confiance. Les libéraux retournèrent chauffer les bancs de l’opposition.


Illusion de l’année › Ils promettaient mers et monde, ils ont perdu


Qu’ont en commun Mitt Romney et François Legault ? Pour l’heure, le fait d’avoir tous deux, à leur manière, symbolisé l’espoir d’un certain renouveau, pour ensuite faire patate et dégringoler dans les sondages… Pour l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, la consécration ne s’est pas passée comme en rêve, si l’on en croit le magazine Times, qui ce mois de décembre l’a sacré personnalité de l’année… 1912 ! C’est dire tout le recul effectué par un aspirant président dont les idées conservatrices, soutenues par les ultraconservateurs du Tea Party, en matière de droits des femmes, de politique étrangère et de politiques sociales, correspondaient à une autre époque, ni plus ni moins. La Coalition avenir Québec, portée par un ex-souverainiste misant sur la reconstruction des forces vives du Québec, François Legault, s’est dégonflée tout aussi vite qu’elle était montée en flèche. M. Legault et son équipe ont fait tressaillir leurs adversaires avec leur promesse de faire la politique autrement, mais le « grand ménage » espéré ne s’est pas traduit le jour du vote. Les électeurs ne votent pas pour des mirages.

15 commentaires
  • Julie Blaquière - Inscrite 29 décembre 2012 09 h 24

    2012

    Pour une fois, qui ne sera pas la dernière j'espère, beaucoup de "citoyens" se seront reconnus dans l'Histoire que vous racontez. Merci!

  • André Michaud - Inscrit 29 décembre 2012 10 h 24

    Gaspillage rouge ?

    Qu'on donné les manifs de type anarchistes qui ont coûtées des dizaines de millions en frais policiers, perte de session, le vandalisme des carrés noirs etc..??

    Vivement des associations étudiantes plus près des étudiants au lieu de "révolutionnaires de salon" qui ont la prétention d'être au-dessus des élus.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 30 décembre 2012 14 h 54

      Les manifs de type anarchistes n'ont pas donné grand chose.

      Par contre, les manifestations citoyennes et étudiantes du Printemps érable ont été très utiles dans l'éveil des citoyens à leurs responsabilités et droits démocratiques. Ces responsabilités et ces droits ne se limitant pas à 1 jour par tranche de 4 ans.

      Votre dernier paragraphe n'a aucun sens. Sans doute vouliez-vous dire «vivent des associations étudiantes dont les membres pensent comme moi».

  • Solange Bolduc - Inscrite 29 décembre 2012 10 h 41

    Très très bon article !

    Et l'écriture vivante et juste !

    Bravo et bonne continuation pour l'année 2013 !

  • Solange Bolduc - Inscrite 29 décembre 2012 10 h 47

    Magnifique photo!

    La photo en tête de cet article, est une oeuvre d'art!

    Merci de nous la faire partager et bonne année 2013!

  • Jean-Francois Gauthier - Inscrit 29 décembre 2012 11 h 13

    La chanson de l'année… Quoi???

    La chanson de l’année › "Ma vie c’est d’la marde" de Lisa LeBlanc.
    Je suis attristé par votre proposition de chanson de l'année. Encore et encore le petit Québécois qui se plaint que la vie est dont difficile… Ah quelle douleur, comme je suis malheureux et comme j'aime çà pleurer sur mon pauvre sort. Moi, j'ai hâte que les artistes québécois à qui l'on donne une parole arrêtent de se morfondre sur leur pauvre sort et cessent de se voir comme des éternels perdants mettent leurs culottes et creusent un peu plus profondément dans ce qu'est une véritable démarche artistique. Alors, on pourra un jour voir vivre avec joie et fierté ce que notre peuple et notre culture sont vraiment appelés à devenir.

    • Solange Bolduc - Inscrite 29 décembre 2012 13 h 03

      "La chanson de l’année › "Ma vie c’est d’la marde" de Lisa LeBlanc.
      Je suis attristé par votre proposition de chanson de l'année. "

      Ce n'est pas une proposition du journaliste, c'est la chanson de l'année pour le peuple tout simplement, et d'ailleurs qui a gagné un prix à l'ADISQ !

      Je ne comprends pas votre raisonnement !

    • Renaud Blais - Inscrit 29 décembre 2012 13 h 57

      M. Gauthier,
      Nous n'avons pas le même point de vue sur le rôle des artistes en société.
      Je crois que les artistes reflètent les éléments qui les rejoingnent de la société où ils vivent.
      Chez les intellectuels, et les gérants d'estrade, souvent nous exprimons des souhaits de voir avancer notre société, mais pour que l'avancement ait lieu il faut que nos souhaits aient un échos chez une masse critique de gens.
      Si ce n'est pas le cas, il faut croire que nous ne sommes pas "dans le tao", on dirait chez nos voisins "avoir le timing".
      Renaud Blais
      Québec

    • François Paquin - Inscrit 29 décembre 2012 14 h 54

      Si au moins vous parliez d'une Québécoise...

      Et malgré que vous pouvez être indigné du contenu des paroles de cette chanson de l'Acadienne Lisa Leblanc, cette chanson a belle et bien marqué 2012 et propulsée la demoiselle sur le devant la scène. Impossible à nier.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 30 décembre 2012 15 h 04

      Lisa Leblanc est Acadienne, pas Québécoise.
      Mais comme la scène artistique francophone hors-Québec est à l'image de l'état du français, on vous excusera d'avoir pris pour acquis qu'une artiste francophone se produisant surtout au Québec serait nécessairement Québécoise.

      D'ailleurs son accent, mis à part la surabondance d'anglicismes, ressemble à s'y méprendre a celui de la Rive-Sud.

      Sinon la «chanson de l'année en retard» sur un ton plus actif et impliqué aurait pu être «Libérez-nous des Libéraux». C'est chose faite. Malheureusement entre la diffusion de cette chanson et la libération, il y a eu beaucoup de dégâts.

      La charpente du Québec a besoin de sérieuses rénovations.