Nadeau-Dubois porte sa cause en appel

En point de presse, Gabriel Nadeau-Dubois a expliqué qu'il n'avait pas les moyens de mener cette bataille judiciaire et il lance donc un appel pour obtenir des appuis financiers.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir En point de presse, Gabriel Nadeau-Dubois a expliqué qu'il n'avait pas les moyens de mener cette bataille judiciaire et il lance donc un appel pour obtenir des appuis financiers.

L'ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois porte en appel le jugement qui l'a déclaré coupable d'outrage au tribunal pour certains de ses agissements lors du conflit étudiant du printemps dernier.

Il en a fait l'annonce vendredi, après une rencontre avec son avocat. M. Nadeau-Dubois a déclaré que le jugement rendu était erroné en plusieurs plans. Il affirme n'avoir jamais prôné l'anarchie comme le dit le jugement, mais plutôt avoir exprimé le point de vue de dizaines de milliers de personnes.

En point de presse, il a expliqué qu'il n'avait toutefois pas les moyens de mener cette bataille judiciaire et il lance donc un appel pour obtenir des appuis financiers.
 
Dans un jugement rendu jeudi, le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure, a conclu que l'ex-porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante) avait profité de sa tribune pour inciter au non-respect d'un ordre de la Cour.
 
En avril, alors que le conflit étudiant provoquait des tensions dans plusieurs institutions collégiales et universitaires, M. Nadeau-Dubois déclarait sur les ondes du Réseau de l'information qu'il était légitime que des gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter les votes de grève.
 
Jean-François Morasse, un étudiant en arts plastiques de l'Université Laval qui voulait retourner en classe, avait alors décidé de poursuivre le leader étudiant, considérant ses propos comme une incitation à défier une injonction interdisant les piquets de grève.

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