Le matricule 728 du SPVM retiré de la circulation

La policière Stéphanie Trudeau lors d’une manifestation étudiante.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La policière Stéphanie Trudeau lors d’une manifestation étudiante.
Cette fois-ci, elle est impliquée dans une arrestation musclée de deux artistes, rue Papineau à Montréal. Selon le reportage de Radio-Canada, l’un des hommes avait une bière à la main alors qu’il se trouvait dans la rue, ouvrant la porte de son studio à son ami. La policière lui aurait alors demandé ses papiers. Ce dernier l’a questionnée sur ses motifs, ce qui a mis le feu aux poudres. Sur les images, filmées par un cellulaire accidentellement activé par la policière qui l’avait saisi, on peut la voir étrangler un homme dans les escaliers. Une fois dans son véhicule, on peut l’entendre insulter les résidants : « Pendant ce temps-là, toute les rats qui étaient en haut dans… les gratteux de guitares, c’toute des osties de carrés rouges là, toute des artistes, astie de, de, en tout cas, des mangeux de marde, fait que là y sont comme toute commencé à sortir de l’appartement, tsé. »
 

À la suite de la diffusion de ce reportage, le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Ian Lafrenière, a soutenu que des mesures disciplinaires avaient été prises et qu’une enquête interne avait été demandée. « C’est à ce point préoccupant qu’on a décidé, à partir de maintenant, que cette policière sera retirée des opérations et qu’elle ne sera plus en lien avec la population. »

55 commentaires
  • Claude Simard - Inscrit 11 octobre 2012 01 h 11

    Intègre?

    Et dire , selon leur syndicat, qu'ils se croient intègres !!!!!

  • Serge Savoie - Inscrit 11 octobre 2012 01 h 41

    Le SPVM n'est pas crédible

    Le Service de police avait déjà informé la population en mai que cette dame serait retirée des opérations en lien avec la population. Et voilà qu'elle est, à nouveau, impliquée dans une affaire d'abus de pouvoir. Le comportement de cette policière déshonore la force constabulaire de Montréal et jette un doute sur la compétence de nos "agents de la paix". Il est plus que temps qu'un ménage se fasse à la direction du SPVM.

  • Claude Simard - Inscrit 11 octobre 2012 02 h 19

    Et j'ajouterais ceci ...

    Merci à la providence, je ne suis qu'un laveur de plancher. Je me sens plus en sécurité qu'un artiste ou un étudiant dans cette ville.

  • Alexie Doucet - Inscrit 11 octobre 2012 04 h 52

    Retirée des opération = sur la tablette

    Mais ça prend quoi au juste pour mettre une personne incompétente à la porte?

    Ici, on lui offre une "job tablette" à vie et elle continuera tout simplement d'encaisser une bonne paie prélevée à même nos taxes?

    Je ne suis pas du tout d'accord avec le principe et je suggère qu'on lui montre la porte: le chômage offre d'excellents programmes de formation pour un changement de carrière! C'est prélevé à même nos impôts, mais ça ne dure qu'un an.

    • Claude Lachance - Inscrite 11 octobre 2012 08 h 52

      Aura-t-elle droit à un bon lavage de cerveau? Devra-t-on rééduquer ce service de polices au complet, à savoir ceux qui ont la chance de ne pas se trouver devant un I-phone... et qui prennent des libertés avec les citoyens depuis belle lurette!Ayant pour ma part été "victime " de leur sens du devoir outrepassé, dans le centre ville un vendredi soir à 8 heures, éclairée par des spots à rendre aveugle sur 100 pieds au moins par des policiers qui avaient décidé que c'était drôle de faire ce genre de terrorisme inespéré et inattendu... je les entends encore rire... et je suis restée sur l'idée que la terreur est peut-être une condition d'admission dans ce milieu ou la loi et l'ordre font corps avec le baton , le fusil, le poivre, et autres déchargements de frustrations individuelles.

    • Danielle Dubuc - Inscrite 11 octobre 2012 09 h 51

      Et comment! Y'en a marre des "abus de bureaucrautie" car ce sont ça aussi des abus sur le citoyen qui paie encore et encore. Ça fera! Ce type de personnage n'a tout simplement pas sa place dans les forces policières pour manque de maturité et d'intelligence! Le premier venu verait ça facilement. Et un séjour derrière les barreaux lui ferait le plus grand bien avant de passer tout simplement chez elle sans emploi et banie à vie des forces. Le reste ce sont ses problèmes. Elle se trouvera un travail qui lui permette de sacrer et d'abuser ... tiens, les Helle tatoués serait un bon groupe pour lui montrer ce qu'est la discipline, la vraie! Comme milieu ça serait beaucoup mieux adapté à ses "méthodes"!

    • Danielle Dubuc - Inscrite 11 octobre 2012 09 h 56

      ...et j'ajouterais que tous ceux de sa race, et il y en a un bon nombre, devraient être dénoncé par leurs collègues, dans leur intérêt pour protéger leur réputation et leur autorité. C'est important que la ppulation respecte et fasse confiance à ses constables, ils ont un statu à porter et un rôle important à jouer. On ne doit pas laisser aux victimes de ces fiers à bras le fardeau de les dénoncer. C'est lâche messieurs les policiers. ...et je ne parle pas des voleurs, des fraudeurs, des "passe-droits" dont certains autres (policiers) se rendent coupables contre des enveloppes brunes. Et oui! Là aussi! ...on n'a pas fini de blanchir mes amis. Les principes, l'éthique et la morale sont disparues de notre société.

  • Denis Miron - Inscrit 11 octobre 2012 05 h 31

    Profilage social, ou culture policière fascisante?

    Bien sûr…la police va esseyer de faire passer ça comme un cas individuel non-conforme à la déontologie de cette profession, alors que l’on sait très bien que ce type de comportement et de language est fortement ancré dans une certaine culture policière assignée aux «job de bras» et cela ne date pas d’hier.
    Ce que nous avons vu à la télévision de R-C témoigne d’un usage abusif de la force et de l’autorité motivé par un mépris évident des personnes :«des rats… des osties de carrés rouge…des artistes…des gratteux de guitare…des asties de mangeux de marde » Les autorités policières ne me feront pas accroire qu’ils ont été choquées par le discours méprisants et «scatos» de cette agente . C’est ce même discours qui a servi à réunir 21 autos de patrouille pour l’arrestation d’une personne qui ouvre la porte de son atelier d’artiste avec une bière à la main.
    Si ce type de comportement et de language était vraiment proscrit dans la culture policière, croyez-vous vraiment que le matricule 728 du SPVM en aurait fait usage de façon aussi délibéré?
    En plus du mépris porté envers le simple citoyen, les autorités policières pourraient se retenir de nous prendre pour des valises en nous faisant croire qu’ils ont été choqués de ce qu’ils ont vu et entendu dans ce reportage.

    • Dany Tanguay - Inscrit 11 octobre 2012 07 h 44

      Denis, votre opinion rejoint entièrement la mienne, la culture policière est vraiment ainsi. Quand la société donne des pouvoirs à des personnes qui sont potentiellement agressives et populistes, on ne peut s'attendre à autre chose. Lorsqu'on a passé une entrevue d'embauche à Mme Trudeau, on a détecté chez elle ce que la «Police» veut dans son service sinon il est temps de modifier le processus d'entrevue parce que cette dernière n'est pas la seule à avoir ce comportement....

    • Francois Cossette - Inscrit 11 octobre 2012 08 h 37

      Tout a fait en accord. On nous prends pour des valises. 728 a dit cela a un superviseur, c'est parce qu'elle savait que l'autre personne pensait la meme chose qu'elle. Pour penser que c'est la pensee generale des policiers du SPVM la pas n'est pas difficile a faire.

    • Foo Bar - Inscrit 11 octobre 2012 10 h 21

      D'accord.
      Le profilage envers les artistes/carrés rouges/etc. ne date pas d'hier.
      En 2009, un ami avait (légèrement) percuté à vélo une voiture de police qui à la sortie d'une rue s'est arrêtée sur une piste cyclable (mauvais freins, il en est responsable mais la voiture n'avait rien à faire là non plus).
      Le policier qui en est sorti l'a engueulé copieusement en ma présence, et voyant son look d' "artiste", avait dit quelque chose comme "je vous connais vous les artistes qui habitez sur le plateau" (etc.) insinuant qu'il appartenait à une minorité non désirée et dérangeante pour la société.
      Beaucoup de mépris, et une attitude inacceptable pour un supposé agent de la paix.

    • Françoise Breault - Abonnée 11 octobre 2012 10 h 53

      Vous écrivez: "Si ce type de comportement et de language était vraiment proscrit dans la culture policière, croyez-vous vraiment que le matricule 728 du SPVM en aurait fait usage de façon aussi délibéré?" Tellement juste. Évident qu'elle se sentait complètement à l'aise de parler ainsi, sachant que son interlocuteur partageait son point de vue.

    • Michel Gagnon - Inscrit 11 octobre 2012 10 h 57

      Bien d'accord aussi avec ce commentaire. Ce qui m'amène à revenir sur ce qui a déjà été mentionné à plusieurs reprises dans le passé: à quand la mise en place d'un comité de surveillance civil du travail des policiers, comme il en existe ailleurs. Plus personne n'accorde de crédibilité aux enquêtes internes. Ce comité de surveillance civil aurait le pouvoir de faire enquête et d'imposer des sanctions allant jusqu'au congédiement pour incompétence ou comportements intolérables répétés. Si on réussit à percer l'omerta de la mafia, pourrait-on envisager percer l'omerta de la police?

    • Johanne Fontaine - Abonnée 11 octobre 2012 22 h 40

      A quand des cours d'initiation civique
      chez la gent policière?