Gabriel Nadeau-Dubois fait face à la justice

L’ancien porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a tenté jeudi de couper court à son procès pour outrage au tribunal, mais en vain. Son avocat, Me Giuseppe Sciortino, a présenté une motion de non-lieu, plaidant l’absence de preuve démontrant que son client était au fait de l’injonction obtenue au printemps par Jean-François Morasse, un étudiant qui voulait retourner en classe malgré la grève étudiante.

Le juge Denis Jacques de la Cour supérieure du Québec l’a rejetée. En mai, Gabriel Nadeau-Dubois a incité sur les ondes de RDI les étudiants en grève à défier une injonction lui permettant de suivre ses cours d’arts plastiques en dépit du conflit étudiant, allègue M. Morasse. D’ailleurs, son avocat, Me Maxime Roy, juge si graves les propos de M. Nadeau-Dubois qu’il réclamera une peine d’emprisonnement en cas de culpabilité. « Évidemment, on ne peut pas nier que j’ai dit ce que j’ai dit, mais ce qu’on va dire, c’est que ça ne constitue pas un outrage au tribunal, que c’était une opinion de porte-parole étudiant. Ce n’était pas une intention volontaire d’entraver la justice », a déclaré M. Nadeau-Dubois à son arrivée au palais de justice de Québec.

L’homme de 22 ans, qui a été au coeur de la lutte étudiante contre la hausse des droits de scolarité, n’arborait pas le carré rouge jeudi. « Il n’est pas rangé très loin. Il ressortira très très rapidement si jamais il y a une nouvelle hausse des droits de scolarité qui est annoncée », a-t-il précisé devant une poignée de sympathisants. La Couronne et la défense prononceront leurs plaidoiries vendredi.

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