Les corps de soldats de la Seconde Guerre mondiale récupérés dans le fleuve

Le petit village de Longue-Pointe-de-Mingan, un hameau de pêcheurs sur la Côte-Nord, a finalement tourné une page de son histoire dont l’écriture avait débuté il y a 70 ans.


En 1942, le village est devenu le lieu d’une piste d’atterrissage d’urgence pour la «Crimson Route» de l’armée américaine, un corridor aérien stratégique en direction de l’Europe qui passait aussi par le Maine et Terre-Neuve.


En fin d’après-midi, le 2 novembre 1942, un avion de l’armée de l’air a tenté tant bien que mal de décoller, pour finalement s’abîmer dans les eaux du fleuve, emportant sous les eaux sa cargaison et cinq de ses neuf membres d’équipage.


En 2009, des plongeurs de Parcs Canada ont retrouvé l’épave à environ 40 mètres sous la surface. Puisque des dépouilles de soldats américains se trouvaient probablement toujours dans la carcasse de l’appareil, des responsables canadiens ont contacté une unité mixte civile et militaire américaine qui se spécialise dans l’identification des individus disparus durant un conflit.


Des plongeurs ont déjà trouvé ce qui semble être les corps des aviateurs disparus, qui seront envoyés à un laboratoire de génétique pour identification. Ils ont également trouvé une série d’artefacts si bien préservés qu’ils semblent avoir été tirés d’une capsule temporelle.


Les plongeurs ont ainsi réussi à trouver une bouteille de rince-bouche intacte, avec ses bulles d’air et quelque chose qui ressemble à son odeur originelle. Ils ont également découvert des négatifs, des lunettes d’aviateur et, ce qui est sans doute le plus remarquable, du papier qui pourrait provenir du carnet de bord de l’équipage. Pour l’instant, il n’y a pas de plan pour extraire l’épave de l’eau.


 
1 commentaire
  • France Marcotte - Abonnée 30 juillet 2012 09 h 36

    Cimetière du fleuve

    Si on pouvait voir toutes les épaves qui jonchent le fond du fleuve...

    Juste en face de Rivière-du-Loup, devant les îles du Pot à l'Eau-de-Vie, des centaines de bateaux ont coulé en une dizaine d'années avant qu'on érige un phare.

    Le fond du fleuve est peuplé de fantômes de toutes les époques qui vivent tout près de nous de leur belle mort.