Prostitution - Une aide financière d'urgence est réclamée

Des intervenants de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, réclament une aide financière d'urgence afin d'aider les femmes prostituées de cette partie de la métropole.

En point de presse, hier, les députées néodémocrate Marjolaine Boutin-Sweet et péquiste Carole Poirier ainsi que le maire de l'arrondissement Réal Ménard ont fait cette demande conjointement aux trois paliers de gouvernement.

Selon eux, l'aide financière permettra d'ouvrir un centre de répit dans l'arrondissement, de relocaliser l'organisme Dopamine sur la rue Sainte-Catherine ainsi que de créer des logements sociaux adaptés pour les femmes en désintoxication.

Selon Mme Boutin-Sweet, il vaut mieux aider les prostituées à s'en sortir, plutôt que d'augmenter la répression, ce qui rendrait la situation encore plus «explosive» dans ce secteur de la métropole.

Les trois intervenants croient que pendant trop longtemps, les autorités n'ont fait que déplacer le problème de la prostitution, plutôt que d'augmenter les ressources des intervenants, ce qui n'a rien réglé.

Carole Poirier, la députée du Parti québécois de la circonscription d'Hochelaga-Maisonneuve, a rappelé que «le temps des paroles» était révolu et qu'il était temps d'agir rapidement.

Quant à elle, Mme Boutin-Sweet a promis d'interpeller à ce sujet à Ottawa la ministre fédérale des Ressources humaines et responsable de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, Diane Finley.