Sondage - Un appui somme toute modeste

Malgré la notoriété des indignés, à peine un Québécois sur deux appuie les revendications du mouvement, révèle un sondage Senergis réalisé pour le compte du Devoir.

Selon l'étude menée auprès de 1000 répondants, 46 % de la population appuie tout à fait ou assez les revendications des indignés, tandis que le tiers ne les appuie pas, 15 % ne connaissent pas le mouvement, et 6 % ne savent pas.

Les résultats sont plus contrastés parmi ceux qui connaissent le mouvement: 53 % des répondants endossent les revendications des indignés, et 40 % les rejettent (7 % ne savent pas).

Les citoyens qui épousent les revendications des indignés critiquent en tout premier lieu «les bénéfices énormes et les pratiques douteuses de certaines grandes banques et de la finance internationale» (c'est le cas pour 45 % des répondants pro-indignés). Viennent ensuite «les taxes et impôts trop élevés pour les citoyens» (40 %), «l'endettement élevé de nos gouvernements» (24 %), «les inégalités croissantes dans la société» (24 %), «la trop grande influence des lobbys et des entreprises auprès des gouvernements» (18 %). L'aide aux démunis, la protection de l'environnement et l'emploi arrivent en bas de la liste des dénonciations.

Pour réduire le déficit et de la dette du gouvernement du Québec, un répondant sur deux estime que l'État doit freiner ses dépenses d'abord et avant tout. Un peu plus du quart (27 %) pense qu'il faut augmenter en premier lieu les impôts des plus fortunés, et 16 % sont d'avis qu'il faut augmenter l'impôt des entreprises avant toute autre mesure.

Le sondage confirme par ailleurs l'immense popularité médiatique du phénomène planétaire des indignés. En effet, 85 % des Québécois ont entendu parler des mouvements d'occupation à New York ou ailleurs dans le monde (y compris à Montréal). Près de trois répondants sur quatre (73 %) ont lu ou écouté des reportages à ce sujet.

L'opinion publique à l'égard des indignés est la même que l'on reste à Montréal, à Québec ou ailleurs dans la province.

Le sondage a été réalisé entre le 11 et le 13 novembre dernier. La marge d'erreur maximale est de 3 %, 19 fois sur 20.
2 commentaires
  • Louis16 - Inscrit 19 novembre 2011 15 h 33

    Un changement est nécessaire

    Bonjour,

    Je pense qu'un changement est nécessaire parce que la haute finance gère de plus en plus la vie des gens. Il va fallair que la démarche des indignés soit comprise.

  • Marc O. Rainville - Abonné 20 novembre 2011 20 h 10

    Pas fort...

    ... mais fort bidonant, ce sondage !