Indignés: le camp de Québec toujours debout

Le camp de Occupons Québec la semaine dernière.
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Le camp de Occupons Québec la semaine dernière.

Québec — Les policiers et pompiers de la ville de Québec poursuivent leurs interventions quotidiennes sur le site des indignés sans pour autant forcer leur expulsion.

Une partie du campement d’Occupons Québec, situé au centre-ville, a été démantelée par les autorités ce matin. Entourés par un grand nombre de policiers, des employés de la Ville de Québec ont démoli une structure de bois et de tôle. Des outils légers, comme des pieds-de-biche, ont notamment été utilisés. «On est intervenus pour démanteler une construction puis on va revenir dans les prochains jours», a expliqué un porte-parole de la ville. «La position de la ville demeure toujours la même: on souhaite que la place devienne libre de toute installation».

Depuis deux semaines, les policiers et pompiers interviennent presque tous les jours pour retirer graduellement des installations du site. Le 3 novembre, le maire Régis Labeaume avait demandé au groupe quelques heures pour démanteler le campement. Les indignés ont refusé de s’exécuter mais la ville ne les a pas expulsés pour autant.

Au dernier conseil municipal, le maire a souligné que, contrairement à ce que certains médias avaient soutenu, il n’avait jamais ordonné l’expulsion des indignés. 

Ses propos du 3 novembre laissaient en effet place à plus d’une interprétation. «On leur demande de quitter dans les prochaines heures. Autrement, on devra poser les gestes appropriés pour sécuriser le site», avait-il répété en pesant bien ses mots.

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