Bilan du 1er juillet - Beaucoup moins de ménages n'ont pas trouvé de toit

C’est à Montréal que se trouvait le plus grand nombre de ménages sans logement, soit 17.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir C’est à Montréal que se trouvait le plus grand nombre de ménages sans logement, soit 17.

Le nombre de Québécois qui se sont retrouvés sans toit au lendemain du 1er juillet a diminué de façon importante par rapport à l'année dernière, a indiqué le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), hier.

L'organisme a dressé son bilan sur la période du déménagement. En date d'hier, 55 ménages ne seraient pas parvenus à se trouver un logis, contrairement à 120 le 3 juillet 2010.

C'est à Montréal que se trouvait le plus grand nombre de ménages sans logement, soit 17, contre 5 à Québec, par exemple.

Selon le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, ces chiffres «sont une bonne nouvelle» puisqu'ils indiquent que la situation du logement s'est améliorée partout dans la province.

Mais il met en garde contre une détérioration prochaine de ce bilan positif en raison de la baisse de la mise en chantier de logements locatifs observée depuis deux ans.

L'embellie serait donc de courte durée si les gouvernements n'acceptent pas de hausser leurs investissements en logement social, met donc en garde M. Saillant.

Il rappelle par ailleurs que ces chiffres n'incluent pas les personnes sans abri dans la province. Il souligne qu'à Montréal, les principaux refuges sont toujours remplis à pleine capacité, un phénomène inhabituel en cette saison estivale.