Inondations en Montérégie - Québec mobilise le milieu de la construction pour l'après-sinistre

Une habitante de Saint-Blaise tente tant bien que mal de s’occuper de sa maison inondée. <br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Une habitante de Saint-Blaise tente tant bien que mal de s’occuper de sa maison inondée.

Saint-Jean-sur-Richelieu — L'eau se retire lentement mais sûrement des zones inondées de la Montérégie, et les autorités commencent à passer du mode de protection et de sauvegarde à celui de nettoyage et de reconstruction.

Certains des sinistrés qui étaient les plus éloignés des berges ont d'ailleurs commencé à s'attaquer à la tâche colossale qui se profile devant eux.

«La situation s'améliore et il faut dès aujourd'hui préparer le retour à la maison», a indiqué hier la ministre du Travail, Lise Thériault, qui participait à la conférence de presse quotidienne de la Sécurité civile à Saint-Jean-sur-Richelieu.

C'est dans cette optique que Mme Thériault a annoncé la mise sur pied d'une équipe de 40 personnes de la Régie du bâtiment qui visitera à compter de cette semaine chacune des résidences touchées afin notamment de guider les propriétaires dans la marche à suivre.

«Le personnel de la Régie du bâtiment, reconnu pour son expertise dans plusieurs domaines, comme le gaz, l'électricité et la qualification des entrepreneurs, va coordonner les opérations techniques», a expliqué la ministre.

«Son personnel fera de la sensibilisation sur les règles de sécurité à respecter dans le cadre du retrait des eaux, des observations sommaires sur l'état des bâtiments et sur l'importance de s'assurer de la qualité des travaux en les confiant à des entrepreneurs spécialisés.»

Mme Thériault a rappelé à cet effet que, pour être admissibles à une aide financière gouvernementale, ces travaux devront absolument être effectués par des entrepreneurs qui détiennent une licence.

La ministre a aussi fait valoir l'importance d'éviter la cohue et le chaos. «Il faut faire les choses dans l'ordre. Il faut évidemment attendre le retrait des eaux, commencer l'opération nettoyage, vider les sous-sols, évaluer si l'on rénove ou pas, assécher les maisons, procéder à la décontamination avec des firmes spécialisées [...] et, finalement, faire les travaux de rénovation», a-t-elle dit.

Mme Thériault, qui était accompagnée de nombreux représentants du milieu de la construction, a promis une mobilisation de l'industrie avec la coordination de la Régie du bâtiment afin d'assurer que personne ne profite indûment du malheur des autres.

«Ce que nous voulons, c'est faciliter la vie aux gens en nous assurant que les travaux qui seront effectués seront de qualité, que la main-d'oeuvre sera suffisante et que les prix exigés seront justes et équitables», a-t-elle précisé.

La Sécurité civile a annoncé pour sa part que le niveau de l'eau avait baissé de quatre centimètres lundi, qu'elle en attendait autant hier ainsi qu'encore un à trois centimètres aujourd'hui.