Louis Roy est élu sans opposition à la présidence de la CSN

Le nouveau président de la CSN, Louis Roy, veut se rapprocher davantage des autres centrales syndicales.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le nouveau président de la CSN, Louis Roy, veut se rapprocher davantage des autres centrales syndicales.

La CSN a un nouveau président, Louis Roy, qui a été élu sans opposition, aujourd'hui lors du congrès de la centrale syndicale à Montréal. Et il mise sur un rapprochement avec les autres centrales pour mener des batailles communes.

Louis Roy, issu du secteur public, succède ainsi à Claudette Carbonneau, qui a décidé de ne pas solliciter de renouvellement de mandat.

Au cours d’une rencontre avec la presse après que son élection ait été confirmée, M. Roy a avoué sa volonté de se rapprocher davantage encore des autres centrales syndicales. «Toutes les organisations syndicales du Québec font la même analyse à ce moment-ci: les attaques que nous subissons depuis quelques années, et qui s’amplifient de jour en jour, nous amènent à penser une alliance encore plus solide que tout ce qu’on a fait dans le passé», a lancé le nouveau président de la Confédération des syndicats nationaux.

Il envisage «non pas des alliances qui sont strictement conjoncturelles, comme une négociation ou un problème ou un projet de loi, mais des alliances à plus long terme, tout en respectant la diversité des organisations syndicales».

Il faut souligner qu’à titre de responsable de la négociation dans le secteur public et parapublic pour la CSN, M. Roy avait participé au front commun intersyndical qui s’est révélé fructueux lors de la dernière ronde de négociation.

M. Roy a dit croire que l’unité entre les syndicats du Québec était plus que jamais nécessaire, compte tenu de la remise en question du rôle des syndicats faite par des groupes de droite, des partis de droite et même par certains éditorialistes et chroniqueurs, a-t-il affirmé.

Le week-end dernier, le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, s’en était pris aux syndicats, évoquant notamment la possibilité de les contraindre à ne plus faire d’action politique et sociale et à se limiter à la défense stricte des droits des travailleurs.

M. Roy a soutenu ne pas avoir l’intention de se démarquer de sa prédécesseure Claudette Carbonneau, la disant toutefois plus patiente que lui, mais plus sévère que lui. Il s’est décrit comme un «socialiste».

M. Roy a commencé à militer dans son syndicat à l’âge de 23 ans. Il vient du syndicat du CLSC Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Il a gravi les échelons, avant de devenir président de la puissante Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN en 1994. C’est en 2002 qu’il est devenu premier vice-président de la CSN et, à ce titre, coordonnait la ronde de négociation du secteur public et parapublic.

Le nouveau comité exécutif de la CSN ne comptera qu’une femme. Il n’y aura élection qu’au poste de deuxième vice-président, tous les autres postes ayant été comblés sans opposition. L’élection aura lieu demain. La CSN compte plus de 300 000 membres.

1 commentaire
  • André Michaud - Inscrit 18 mai 2011 19 h 12

    nouveau pape

    Les évêques syndicaux ont élu LEUR nouveau pape, encore une fois sans descendre consulter les "minables fidèles" (membres) et encore moins après des débats démocratiques sur quel type de syndicalisme les membres désirent....pourquoi un pape descendrait-il si bas?