Une entente favorise le développement de l'économie sociale à Montréal

Île sans fil a 250 points de service à Montréal.
Photo: - Le Devoir Île sans fil a 250 points de service à Montréal.
C'est ce que faisait valoir hier Laurent Maisonneuve, le président d'Île sans fil, alors que la conférence des élus annonçait une entente d'environ un million de dollars avec différents partenaires pour stimuler, développer et promouvoir le réseau d'économie sociale au Québec.

Au premier chef, l'entente prévoit l'utilisation de réseaux comme Île sans fil et le Mur mitoyen, par lesquels les milliers d'entreprises d'économie sociale de Montréal pourront faire connaître leur existence et annoncer leurs activités.

Selon Édith Cyr, de la conférence des élus et du Comité d'économie sociale de l'île de Montréal, quelque 2500 entreprises montréalaises entreraient dans la définition d'économie sociale, employant près de 60 000 personnes au total et générant des revenus de quelque 6 milliards par année. Les grosses entreprises, comme le Mouvement Desjardins ou la Coop fédérée, sont exclues de ces chiffres. On inclut dans la définition d'économie sociale les entreprises sans but lucratif, fonctionnant souvent en modèle coopératif, dont les revenus profitent tant aux membres qu'aux citoyens. On les retrouve dans les secteurs les plus variés, de l'aide domestique aux logements sociaux, en passant par le développement technologique, la culture (c'est le cas du cinéma Beaubien, par exemple), les cuisines collectives ou la réinsertion sociale.

L'entente annoncée hier, qui implique également le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, l'Agence de santé et de services sociaux de Montréal, et le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, prévoit le développement de différents axes dans le domaine de l'économie sociale, dont la concertation, le soutien aux projets, la formation de la relève et la promotion.

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