Fin de l'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva - Un mauvais film à Montréal-Nord

Fredy Villanueva, au centre, avec son frère Danny à gauche et un ami<br />
Photo: Source: Bureau du coroner Fredy Villanueva, au centre, avec son frère Danny à gauche et un ami

L'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva a décortiqué, en plus de 100 jours, un drame qui s'est joué en moins d'une minute à Montréal-Nord. Et pourtant, des doutes planent encore sur les intentions manifestes des principaux protagonistes.

Qui sait ce qu'il avait vraiment en tête lorsqu'il s'est avancé vers le policier Jean-Loup Lapointe afin de voler au secours de son frère aîné. Voulait-il le désarmer? Le tuer? Fredy Villanueva a emporté dans sa tombe les secrets du 9 août 2008.

L'enquête du coroner ad hoc, André Perreault, a pris fin dans une salle déserte, mercredi, avec le contre-interrogatoire du 45e et dernier témoin. Dès qu'il aura entendu les remarques finales des avocats, les 7 et 8 février, M. Perreault se réfugiera dans son bureau pour pondre son rapport sur les causes et circonstances de la mort de Villanueva, et formuler une série de recommandations pour assurer une meilleure protection de la vie humaine, tel que le stipule son mandat.

Dans la pile de documents judiciaires sur lesquels il fondera son analyse, le juge Perreault ne trouvera pas la preuve des intentions de Fredy Villanueva, un jeune homme de 18 ans qui a rencontré son destin dans le stationnement de l'aréna Henri-Bourassa, où il a été transpercé de trois projectiles, tirés à bout portant par le policier Lapointe. Privé de la version du 46e et du plus important témoin, le juge devra soupeser la crédibilité d'une bande de jeunes hostiles d'un côté, et de deux patrouilleurs dépassés par les événements de l'autre. Tous impuissants à freiner une escalade de la tension fatidique.

Un quartier sous pression


Le 9 août 2008 en fin de journée, la «température est confortable et ensoleillée» à Montréal-Nord lorsque Jean-Loup Lapointe amorce son quart de travail avec «la jeune» policière Stéphanie Pilotte, 17 mois d'expérience, tel qu'il l'écrit dans son rapport d'événements. Une vision embellie de la réalité.

Les patrouilleurs considèrent l'îlot nord-est de Montréal-Nord, théâtre de l'affaire Villanueva, comme «le Bronx» de la métropole en raison de la forte présence de gangs de rue et de nombreuses activités de petite et de grande délinquance observées dans les lieux publics.

En août 2008, le centre de gravité de l'activité criminelle à Montréal-Nord se trouvait dans l'îlot nord-est. Le taux de crimes contre la personne y était deux fois plus élevé que dans le reste de l'île (selon les données de 2007), et le taux de crimes reliés aux gangs de rue y était dix fois plus élevé. La forte densité urbaine du secteur n'était pas étrangère à ce phénomène. Les indicateurs socio-économiques avaient aussi viré au rouge depuis belle lurette. Les autorités sont cependant demeurées insensibles à la paupérisation du quartier jusqu'à ce que l'émeute, survenue au lendemain de la mort de Fredy Villanueva, vienne les sortir de leur torpeur.

Les principales études commandées par le SPVM, a posteriori, pointent toutes dans la même direction. Dans son plan de lutte croisée contre les incivilités et contre les gangs de rue, la police a jeté de l'huile sur le feu en procédant à des contrôles d'identité de masse sur les jeunes issus des minorités.

À Montréal-Nord, les Noirs étaient cinq fois plus ciblés que le reste de la population (toutes proportions gardées), selon l'étude du criminologue Mathieu Charest. La police avait aussi les Noirs à l'oeil dans le reste de la métropole. Et pourtant, ils n'avaient rien à se reprocher dans quatre interpellations sur dix. Pas même une petite infraction à un règlement municipal.

Mais c'est à Montréal-Nord que le bouchon a sauté. Pour y voir clair, le SPVM a confié au psychologue Martin Courcy la tâche d'accompagner des jeunes de Montréal-Nord, deux mois après l'émeute, pour savoir comment ils souhaitaient être interpellés par la police. M. Courcy a découvert des manifestations de racisme et de harcèlement systémique à l'égard des jeunes issus des minorités; une dérive à l'origine des tensions sociales sous-jacentes à l'émeute. «Ils se sentent constamment surveillés, épiés, constate-t-il dans son rapport. Ils ont souvent peur d'être arrêtés sans raison.»

Peu avant 19h, le 9 août 2008, Jean-Loup Lapointe et Stéphanie Pilotte aperçoivent un groupe de jeunes qui jouent aux dés, en tournant le coin du stationnement de l'aréna. Une banale infraction aux règlements municipaux. Ils sont loin de se douter que les relations pourries entre la police et les jeunes vont leur exploser au visage.

L'intervention déraille

Dès que Jean-Loup Lapointe se précipite hors de sa voiture de patrouille, l'intervention déraille. Fixant son attention sur Dany Villanueva, il en oublie son équipière. À son tour, Pilotte omet de signaler leur position au répartiteur. L'aîné des Villanueva fulmine. Agité et agressif, il jure qu'il n'a rien à se reprocher.

À peine lui a-t-il expliqué les motifs de son intervention que Lapointe le saisit par le coude et l'amène vers la voiture. Pour sa propre sécurité et celle de Pilotte. Dany Villanueva se raidit de tout son corps. Il se démène. Il cherche à se libérer de l'emprise des policiers.

Membre du gang des Rouges (Bloods), Villanueva a plusieurs raisons de résister à son arrestation, la principale étant qu'il risque l'expulsion vers son pays d'origine, le Honduras, en raison de ses activités dites de «grande criminalité» (vol qualifié et possession d'arme prohibée). Il perçoit aussi son arrestation comme un geste arbitraire.

Les voilà au sol, Lapointe et lui. Le patrouilleur a beau se trouver par-dessus le jeune récalcitrant, il est incapable de lui passer les menottes. Stéphanie Pilotte ne trouve pas de meilleure idée que de lui saisir les jambes, sans succès, pendant que Fredy Villanueva et trois de ses amis se rapprochent. Jusqu'à quel point? Les témoignages à ce sujet divergent au point d'être irréconciliables.

Dans leur déclaration écrite, les principaux témoins du drame prêtent des intentions similaires à Fredy Villanueva: il s'est précipité à la défense de son frère. Il a «tassé les mains» de Lapointe pour qu'il lâche prise (Anthony Yerwood-Clavasquin). Il a «touché les policiers» en leur disant d'arrêter de frapper Dany (Denis Meas). Il a pris son frère et Lapointe «par le collet au niveau du coup [sic] pour le séparer» (Jeffrey Sagor-Metellus).

Lapointe se sent «serré» à la gorge et «agrippé de partout» lorsqu'il choisit de dégainer son arme et de tirer à quatre reprises sur «les masses» devant lui, pour sauver sa vie et celle de sa partenaire. La balistique place Fredy Villanueva à 38 cm de la pointe du canon.

La séquence des tirs est presque impossible à établir pour les trois premiers projectiles. Deux se logent dans le corps de Fredy Villanueva, qui rendra l'âme à l'hôpital. Un troisième atteint Meas à l'épaule (soit directement, soit après avoir ricoché sur le poignet de Villanueva). Si l'on se fie au témoignage de Stéphanie Pilotte, Jean-Loup Lapointe effectue un balayage de 180 degrés vers la gauche avant de tirer le quatrième et dernier coup de feu. Selon la prépondérance de la preuve, il atteint Jeffrey Sagor-Metellus (blessé dans le dos), que la balistique place à 1,5 m de distance.

Accroupie par terre, Stéphanie Pilotte entend les coups de feu, mais elle est incapable de préciser la distance à laquelle se trouvent les protagonistes. Si près, si loin de l'action. À l'enquête, elle dira qu'elle n'a jamais craint pour sa vie, contrairement à Jean-Loup Lapointe.

L'enquête sur l'enquête

L'enquête sur la mort de Fredy Villanueva débute sur un fond de rumeurs tenaces. La Sûreté du Québec (SQ) prend le contrôle de la scène de crime à compter de 22h10, avec comme information préliminaire que les deux policiers ont été «encerclés, jetés au sol et étranglés».

Dans les trois heures de délai avant l'arrivée de la SQ, les agents du SPVM ont eu le temps de bafouer l'esprit et la lettre de leurs directives internes dans les cas de mort d'homme. Les agents Lapointe et Pilotte n'ont pas été séparés; ils ont été conduits ensemble à l'hôpital Notre-Dame, où ils ont pu s'entretenir avec un délégué syndical, Robert Boulé, tel que le prévoit la convention collective des policiers du SPVM. Boulé a recueilli la version de Lapointe pendant que Pilotte écoutait en silence.

La SQ prendra six jours avant de considérer Lapointe comme un suspect dans la mort de Fredy Villanueva, et tenter (sans succès) de l'interroger. Et deux mois avant de questionner le premier superviseur arrivé sur les lieux, René Bellemare, à qui Jean-Loup Lapointe a confié ces paroles ambiguës: «On a enquêté pour un règlement municipal, on s'est fait encercler, on a été au sol et ça a tiré.»

Soupçonnés de voies de fait sur les policiers, les deux blessés ne connaissent pas ce traitement royal. Ils sont interrogés sur leur lit d'hôpital. Leurs amis, en état de choc, sont séparés les uns des autres et questionnés dans la nuit du 9 au 10 août.

L'enquêteur principal au dossier, Bruno Duchesne, a résumé admirablement le problème du traitement différentiel que les policiers accordent à leurs collègues dans les cas de mort d'homme. Interrogé sur les raisons pour lesquelles il n'avait pas cherché à séparer les deux patrouilleurs, pour éviter une éventuelle contamination de leur témoignage respectif, le sergent détective de la SQ a rétorqué: «Les policiers, on est réputés honnêtes.»

Jean-Paul Brodeur, défunt criminologue de l'Université de Montréal, a formulé une critique dévastatrice de l'enquête de la SQ, en marge des audiences. La police provinciale a tout fait ce qui était en son pouvoir pour délivrer «un brevet d'innocence» aux policiers Lapointe et Pilotte, a-t-il dit.

Dans son rapport, le coroner Perreault pourra difficilement faire l'économie d'une série de recommandations sur les enquêtes de «la police sur la police», une source de récriminations récurrentes au Québec. Le ministère de la Sécurité publique aurait également un projet à l'étude, mais il attendrait la conclusion des travaux avant de le rendre public.

Une affaire de crédibilité

Personne n'a tenté d'étrangler Jean-Loup Lapointe. Bruno Duchesne l'a concédé lors de son témoignage. Des photos de Lapointe prises dans la nuit du 9 au 10 août, et versées en preuve, confirment son propos. Le patrouilleur n'a aucune marque au cou, ni au visage. Il a cependant maintenu qu'il a dû ouvrir le feu car il craignait d'être désarmé et d'être tué.

Plus de 18 mois après les faits, les jeunes qui ont instillé en Jean-Loup Lapointe cette peur de mourir répondent finalement de leurs gestes, devant M. Perreault, avec des degrés variables de sincérité et de franchise. Leurs intentions réelles restent nébuleuses tellement leur crédibilité est fragile.

Pour être en mesure de renier sa déclaration écrite aux policiers, à l'hôpital, Jeffrey Sagor-Metellus s'invente un trou de mémoire de... sept jours, résultat d'une intervention chirurgicale de quelques heures. À l'enquête, il jure que Fredy n'a pas touché au policier, et qu'il se trouvait lui-même à «quatre ou cinq pas» de distance. À l'instar de Dany Villanueva, il fait tout pour nier son appartenance au gang des Rouges.

Denis Meas se place à une distance de 2 à 4 m quand Lapointe ouvre le feu, mais il n'a aucun souvenir des gestes posés par son ami Fredy ou le reste du groupe. Jonathan Senatus affirme aussi que personne n'est assez proche de Lapointe pour être en contact avec lui, y compris Fredy. L'agent Lapointe était «sur l'adrénaline, brusque, fâché et énervé», dit-il.

Les experts ne s'entendent pas. Bruno Poulin, spécialiste en emploi de la force à l'École nationale de police de Québec, valide la thèse de la légitime défense, en se basant sur le scénario de l'agent Lapointe. À son avis, un policier peut tirer de trois à six balles en moins d'une seconde et demie avant de réaliser qu'il n'y a plus de menace pour sa vie.

À l'inverse, l'ex-policier de la GRC François Van Houtte déplore l'imprudence de Lapointe. Il aurait pu se replier, sortir son arme et pointer le groupe. Et tirer beaucoup moins que quatre balles.

L'intervention s'est déroulée à la vitesse de l'éclair. Soixante secondes pour vivre ou mourir. Stéphanie Pilotte, candide, a avoué qu'elle aurait souhaité plus de temps. À ce sujet, elle n'a jamais été contredite. À tous, le temps a cruellement manqué.

***

Pas à pas
  • 9 août 2008: Fredy Villanueva est abattu par Jean-Loup Lapointe, à Montréal-Nord. Denis Meas et Jeffrey Sagor-Metellus sont blessés à l'épaule et au dos, respectivement.
  • 10 août 2008: La mort du jeune Villanueva provoque une émeute à Montréal-Nord. Les premiers appels pour la tenue d'une enquête publique se font entendre.
  • 1er décembre 2008: Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) décide de ne porter aucune accusation contre l'agent Lapointe. Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, annonce la tenue d'une enquête publique du coroner.
  • 25 mai 2009: L'enquête du coroner débute en l'absence des principaux témoins, dont les frais juridiques ne sont pas assumés par l'État.
  • 26 mai 2009: En raison d'une apparence d'iniquité dans les procédures, le coroner ad hoc, Robert Sansfaçon, suspend l'enquête jusqu'à ce que Québec trouve un terrain d'entente avec la famille Villanueva et les jeunes blessés lors de l'opération, au sujet du paiement des honoraires de leurs avocats.
  • 15 juillet 2009: Un compromis est trouvé sur la question des frais d'avocats; l'enquête pourra reprendre.
  • 9 août 2009: Le premier anniversaire de la mort de Fredy Villanueva est souligné par des vigiles et des événements pacifiques.
  • 25 septembre 2009: Robert Sansfaçon annonce sa retraite en raison d'ennuis de santé. Il sera remplacé par le juge de la Cour du Québec André Perreault.
  • 3 février 2010: Jean-Loup Lapointe entre dans le coeur de son témoignage, et invoque la légitime défense.
  • 9 août 2010: Commémoration du 2e anniversaire de la mort de Fredy Villanueva, à Montréal-Nord.
  • 26 novembre 2010: La Ville de Montréal saisit la Cour supérieure d'une requête pour empêcher que le coroner étudie ouvertement la question des mécanismes de sécurité sur les étuis des policiers. La publication du rapport final pourrait être retardée par cette démarche.
  • 30 novembre 2010: L'enquête prend officiellement fin avec l'audition du 45e et dernier témoin, l'expert en emploi de la force François Van Houtte.

9 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 4 décembre 2010 01 h 24

    DEUX POIDS, DEUX MESURES...

    Et je n'aime vraiment pas Danny Villanueva. Mais cette enquête nous montre que quand un policier est mêlé à une fusillade, il s'en sort presque toujours. Pourquoi?


    PAS CROYABLE: 1- Les civiles sont interrogés immédiatement après les faits

    2- LES POLICIERS IMPLIQUÉS: toujours longtemps après, et on ne peut jamais les rencontrer . Il faut se fier à des rapports écrits, corrigé bien souvent par un procureur de l'association des policiers. Cela ne fait pas sérieux du tout. Et dire que les présidents d'association de chaque corps de police nous cassent les oreilles que seul un policier peut enquêter sur un autre policier. Faire comme la SQ a fait, n'importe lequel imbécile est capable d'en faire autant.


    ET PENSEZ À TOUTES LES AUTRES ENQUÊTES OÙ UN POLICIERS A ENQUÊTÉ UN AUTRE POLICIER DANS LE PASSÉ. Ils ont sûrement fait pareil. Donc pas de vraie enquête. Et dire que le ministre Dupuis se pètait les bretelles que....


    RÉVEILLEZ-VOUS BATINCE. ça nous prend de la justice Québec. Il ne faut pas se laisser impressionner par "la grandeur d'âme et la bonté"des policiers. Sont-ils plus niaiseux en Ontario parce qu'ils le font plus équitablement?

  • VD - Inscrite 4 décembre 2010 10 h 43

    La police aide la police

    A-t-on déjà vu un policier coupable de quelque chose au Québec ??? C'est une question aux lecteurs, si c'est déjà arrivé, faites-le savoir. Car j'ai bien l'impression que c'est toujours à même histoire : la police enquête sur la police et personne n'est inculpé. Si le policier est non-coupable, c'est correct, mais s'il ne l'est pas ou qu'il a commis des erreurs, il doit être réprimandé comme dans le cas Villanueva. Comment un policier peur tirer sur quelqu'un à deux ou trois mètres, qui est plus petit que lui, parce ce qu'il se sent en danger de mort.... Mon cher, ne va pas dans la police de Montréal, déménage dans le Bas-du-Fleuve où tu vivras beaucoup mieux sans avoir peur des vaches. Un policier est un humain entraîné, donc il doit être apte à contrôler les situations et non les dégénérées. Incroyable.

  • Yves Claudé - Inscrit 4 décembre 2010 11 h 22

    Enjeux du Rapport de la Commission ...

    Le problème émergeant dans les gangs de rue de la région de Montréal est la tendance à la structuration d'un double de système de crime organisé qui s'est constitué entre les USA et l'Amérique centrale, la Mara Salvatrucha 13 et la Pandilla 18, ceci se superposant à la division territoriale de plus en plus floue des Crips (bleus) et des Bloods (rouges).

    Les conclusions du Rapport de la Commission seront déterminantes dans la gestion sociale de ce capitalisme barbare qui prospère sur un fonds de recherche identitaire et de désorganisation sociale dans le cas de nombre de jeunes, souvent issus des communautés de l'immigration.

    Une mise en scène "militante" et médiatique présentant les jeunes criminels comme des "victimes de bourreaux policiers" a eu un certain effet de déstabilisation des forces policières qui ont le mandat le protéger la population des activités prédatrices et réellement victimisatrices perpétrées par les jeunes adeptes d'un capitalisme sans lois.

    Le Rapport de la Commission sera-t-il un facteur contribuant à un relâchement du contrôle policier sur la criminalité ethno-identitaire juvénile, au dépends des victimes de ce capitalisme barbare ?

    Yves Claudé

  • Augustin Rehel - Inscrit 4 décembre 2010 13 h 54

    Le travail du policier

    Le travail du policier est dangereux et complexe. Il faut être dans l'uniforme pour le comprendre. Critiquer vertement ceux qui ont choisi de nous défendre et faire régner l'ordre, est un manque flagrant de reconnaissance.

    Si le Dany Villanueva avait compris qu'un policier en fonction agit au nom de la justice, il ne se serait pas retrouvé danss la saga qu'il connait aujourd'hui. Il se trouvait dans un lieu où il ne devait pas être, et il a refusé d'obtempérer, de collaborer pacifiquement, déclenchant une violence qu'il n'avait même pas soupçonnée.

    On connait la suite. Selon moi, les policiers ont respecté leur code d'engagement, et ils n'ont pas le choix de répondre à la violence de ces jeunes avec fermeté afin de défendre leur vie et leurs droits.

  • BROMONTOIS - Inscrit 4 décembre 2010 14 h 32

    ET QUE DIRE DES BARRAGES ROUTIERS .

    " Et pourtant, ils n'avaient rien à se reprocher dans quatre interpellations sur dix "
    «Ils se sentent constamment surveillés, épiés, constate-t-il dans son rapport. Ils ont souvent peur d'être arrêtés sans raison.»

    Afin de contrôler l'alcool au volant les honnêtes citoyens acceptent les barrages routiers qui décèlent un pourcentage bien moindre soit 2 % contre 60 % d'infractions et ils ne sentent pas persécutés .
    S'ils se sentent constamment surveillés pourquoi n'arrêtent-ils pas de jouer aux dés alors que les patrouilleurs les approchent .
    Pourquoi ne coopèrent-ils pas avec les policiers ?
    Ont-ils des preuves d'arrestations arbitraires répétitives ?
    Y a-t-il eu des plaintes logées contre les policiers antérieurement à l'évènement ?
    Leur comportement lors de l'intervention n'indique pas la peur mais plutôt un désir de confrontation .