Les Cris s'opposent à la mine d'uranium Matoush

Le projet de mine d'uranium Matoush, à quelques kilomètres du futur parc national Albanel-Témiscamie-Otish, a subi hier un revers important avec le refus des Cris de le voir se développer sur «leur» territoire.

La minière Strateco estime pour sa part avoir encore l'appui de la mairesse de Chibougamau, Manon Cyr. Cette dernière a pourtant déjà déclaré, selon Ugo Lapointe, du mouvement Pour que le Québec ait meilleure mine, que la mairesse avait déjà reconnu que le projet ne pourrait voir le jour sans l'appui des Cris.

C'est le grand chef Matthew Coon Come qui a présenté le refus de sa communauté, en précisant que le projet allait à l'encontre de ses «valeurs fondamentales» et que les 1,5 million de tonnes de résidus faiblement radioactifs pourraient contaminer cet environnement sain et exemplaire pendant des milliers d'années.

La Société pour la nature et les parcs (SNAP) a pour sa part rejeté aussi ce projet hier aux audiences qui se tiennent en vertu des mécanismes d'évaluation de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Pour la SNAP, ce premier projet d'exploitation d'une mine d'uranium aux portes du parc national qui abrite les monts Otish, et le plus important lac du Québec, comporte trop de risques environnementaux.