Les refuges de Québec débordent

Québec — Les refuges d'urgence pour les gens qui se retrouvent à la rue ne fournissent plus à la demande dans la capitale. Le problème est récurrent depuis quelques mois et touche de plus en plus de femmes.

«La semaine dernière, il y avait une dizaine de refus», explique le coordonnateur du Regroupement pour l'aide aux itinérant(e)s de Québec, Frédéric Keck. La capitale compte actuellement 107 lits de dépannage répartis dans cinq organismes: l'Auberivière, la Maison Revivre, le YWCA, l'Archipel l'Entraide et l'Armée du Salut.

La très grande majorité de ces lits (90) servent à venir en aide à des hommes; or, depuis peu, les refuges pour les femmes ne suffisent plus à la demande. Au YWCA et à l'Auberivière, il n'y a plus de place pour les femmes depuis le début du mois.

Selon M. Keck, la situation n'a rien à voir avec l'arrivée du froid, mais pourrait s'expliquer par le manque de logements abordables dans la région.

Le problème touche par ailleurs la plupart des grandes villes du Québec, selon Benoît Poirier, du Réseau Solidarité Itinérance. Ce groupe manifestait justement jeudi à Gatineau pour presser Ottawa d'au moins reconduire tels quels les 20 millions de dollars de la Stratégie de partenariats de lutte contre l'itinérance.