Écrasée par un bloc de béton en 2009 - Le coroner conclut à des défauts de construction

Des défauts «de conception et d'exécution des travaux» ont causé la mort de la Montréalaise écrasée par un bloc de béton d'un hôtel Marriott en juillet 2009, selon le Bureau du coroner. Le ministère du Travail et la Ville de Montréal doivent revoir les règles de sécurité, indique le coroner Jacques Ramsay.

Les panneaux de l'immeuble qui font son design ont été conçus pour être soudés à quatre endroits. Or les panneaux aux coins de l'immeuble de 24 étages n'ont été attachés qu'à deux endroits. «Il semble que l'installation des panneaux ne pouvait tout simplement pas se faire selon ce qui avait été prévu», écrit le coroner Ramsay. C'est un de ces panneaux qui s'est détaché alors que Léa Guilbeault était à table pour célébrer ses deux ans de mariage avec son époux, dans un restaurant au rez-de-chaussée de l'hôtel.

La construction a fait défaut, tout comme l'inspection du bâtiment depuis. L'imposant immeuble de la rue Peel a été construit avant que ne soient appliquées les normes plus précises du Code de construction au Québec, en 1976, comme c'est le cas pour «un grand nombre des édifices de grande hauteur de Montréal». La façade n'a jamais été inspectée par les autorités depuis.

Jacques Ramsay recommande au ministère du Travail d'inclure la question de l'entretien des façades au Code de sécurité. Le maire de Montréal doit quant à lui soumettre «au conseil municipal un règlement visant l'inspection et l'entretien préventif des bâtiments de grande hauteur». La Ville a indiqué que le Service du contentieux étudie cette possibilité.