Octobre 70, encore plus

À l'occasion du 40e anniversaire de la Crise d'octobre, le rappel des événements a nourri les débats, suscité la controverse. Dans ces pages, plusieurs auteurs, des témoins aussi, ont rappelé des faits, partagé leur analyse. Ces textes ont provoqué nombre de réactions, signe d'un intérêt certain chez nos lecteurs.

L'espace papier nous manque pour publier les récits passionnants que certains continuent de nous acheminer au sujet d'Octobre 70. Qu'à cela ne tienne, notre site Internet (www.ledevoir.com) nous permet de les héberger et de vous les offrir.

Trois textes s'ajoutent donc aux précédents. D'abord, un retour en arrière signé Guy Lachapelle, professeur de science politique à l'Université Concordia. «Quand les idées font trembler le pouvoir politique», titre M. Lachapelle, prélude à un texte qui raconte Octobre 70 en rappelant le rôle du Devoir, et plus particulièrement de son directeur de l'époque, Claude Ryan, dans le récit des faits.

«Au cours de la Crise d'octobre 70, le pouvoir politique a voulu freiner les élans de la démocratie québécoise en tentant de faire taire tous ceux et celles — artistes, écrivains, militants, journalistes — qui osaient parler de liberté pour la nation québécoise», écrit l'auteur.

Puis, un des éditorialistes du Devoir de l'époque, Jean-Claude Leclerc, aujourd'hui chroniqueur chez nous, raconte les dessous d'Octobre 70 en mode journalistique dans un texte intitulé «L'armée sera la vraie gardienne de l'unité nationale». «Comment les autorités politiques en étaient-elles venues à confier un tel pouvoir aux militaires? À Ottawa, les ministres étaient divisés. Les uns font confiance à la police et veulent la laisser faire son travail. La GRC semble toutefois incapable de discerner l'ampleur du problème. L'armée, par contre, impressionne par la précision des renseignements qu'elle fournit. D'autres ministres sont donc sensibles à sa thèse voulant qu'une révolution soit en marche qui menace l'ensemble du pays. La GRC n'est pas d'accord avec un recours aux mesures de guerre. L'armée, au contraire, propose d'en faire une démonstration de force», écrit M. Leclerc.

Enfin, un dernier texte, mais non le moindre, signé Jean Royer, ex-directeur des pages culturelles du Devoir. Dans L'Octobre des poètes, M. Royer retrace la poésie de résistance laissée en héritage par Octobre 70. Les Pierre Perrault, Gérald Godin, Gaston Miron, Michel Garneau et autres auteurs phares de la littérature québécoise expriment leur vision de cet épisode, tantôt déchirure, tantôt colère, tantôt ironie et mélancolie.

Bonne lecture!

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Marie-Andrée Chouinard - Éditorialiste et responsable de la page Idées
2 commentaires
  • Joann Petrin - Inscrite 30 octobre 2010 09 h 32

    Octobre 70 encore plus

    Moi je me souvient tres clairement de cette Époque car j allais à l école Jeanne Le BER À Pointe Saint Charles et il y avait des soldats armés en poste devant une maison de la rue Fortune que j apelais la maison aux tulipes car il y avait des tulipes à chaques printemps juste de l autre coté de la rue de mon École que je fréquentais et que ça m effrayais chaque fois que je passais par là
    Merci joann Pétrin

  • Michel Chayer - Inscrit 30 octobre 2010 11 h 01

    Dent-de-lion

    @Joann Petrin

    Ce n’est pas drôle d’être effrayée par une tulipe.

    Remarquez que certains propriétaires de pelouse font quasiment une apoplexie, quand leur parterre se couvre de dents-de-lion.