Moyens de pression dans les garderies en milieu familial - La ministre est mécontente des grèves

Québec — Au moyen d'une série de grèves tournantes, les responsables des services de garde en milieu familial (RSG) espèrent forcer le gouvernement Charest à délier les cordons de la bourse.

Rien n'est laissé au hasard afin de boucler une entente négociée dans les meilleurs délais, a assuré hier la ministre de la Famille, Yolande James, en entrevue à La Presse canadienne.

Mme James a déploré que les éducatrices choisissent d'enclencher des moyens de pression sitôt après avoir présenté leurs demandes. «On a accéléré les négociations, les rencontres, et la CSN dit que les choses vont bien. Mais la CSQ a pris la décision d'annoncer des moyens de pression au lendemain du dépôt de ses demandes [financières]. Ça aurait été bien de me laisser au moins la chance de regarder ça», a déploré la ministre.

Mme James n'a pas voulu dévoiler le coût des demandes des éducatrices, mais des sources syndicales ont évoqué une somme qui tournerait autour de 250 millions. Le gouvernement veut en arriver à une entente le plus tôt possible, mais le règlement devra refléter «la capacité de payer des Québécois», a prévenu la ministre de la Famille.

Des débrayages auront lieu aujourd'hui dans les garderies en milieu familial de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de l'Estrie. Demain, les RSG des régions de Québec, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine seront en grève. Jeudi, ce sera aux travailleuses des régions de Montréal, de la Montérégie, du Suroît et de Laval-Laurentides-Lanaudière de manifester leur impatience.