L'expérience des 15 radars photo est concluante, dit Sam Hamad

Québec — Depuis l'an dernier, les 15 radars photo et les appareils de surveillance aux feux rouges implantés au Québec ont permis de sauver une vie et d'éviter au moins trois accidents graves, a annoncé hier le ministre des Transports, Sam Hamad.

L'expérience est à ce point concluante, selon le ministre, que la porte est maintenant ouverte pour le déploiement à grande échelle des radars photo partout au Québec, sur les autoroutes, routes secondaires et tronçons municipaux.

«Je pense qu'il faut aller plus loin et regarder plus large dans ce débat-là. Si on obtient que les vitesses diminuent [...], nous aurons aussi gagné comme société, parce qu'il y aura beaucoup moins d'accidents», a indiqué M. Hamad, en point de presse, flanqué de son collègue de la Sécurité publique, Robert Dutil.

«Ce projet-là va faire des petits, a prédit M. Dutil. Nous voulons sauver de plus en plus de vies. Nous avons perdu 515 personnes l'an dernier sur les routes et le programme va nous aider à améliorer encore le bilan.»

Le rapport d'évaluation du projet pilote lancé le 19 août 2009 fait état d'une diminution de la vitesse moyenne de 12 km/h aux endroits où sont installés les appareils, et d'une baisse de 63 % des excès de vitesse.

L'évaluation révèle également une chute de 83 % des infractions aux feux rouges et l'élimination quasi complète (99 %) des grands excès de vitesse.

Néanmoins, le rapport reconnaît que l'expérience pilote est plutôt courte «pour obtenir des résultats statistiquement significatifs».

L'évaluation a été effectuée aux 15 endroits où ont été implantés des radars photo fixes et mobiles, ainsi que des appareils de surveillance aux feux de circulation dans les régions de Montréal, de la Montérégie et de Chaudière-Appalaches.

D'après le modèle statistique cité par le ministre Hamad, au moins un décès a été évité grâce aux radars photo, en plus de trois accidents graves et d'une soixantaine d'accrochages.