Pas de troisième procès pour l'avocat Benoît Cliche

L'avocat montréalais Benoît Cliche n'aura pas à subir un troisième procès pour une affaire de gangstérisme et d'entrave à la justice.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCPQ) a finalement décidé d'abandonner sa cause contre Cliche, mis en accusation en 2003. La Couronne lui reprochait d'avoir servi d'intermédiaire au sein d'un gang dirigé par l'un de ses clients, Steven Bertrand (un trafiquant à la solde des Hells Angels). Le jury n'a pas été en mesure de rendre un verdict unanime au premier procès, en 2007, au cours duquel le juge Jean-Guy Boilard a exclu une importante preuve d'écoute électronique.

Au deuxième procès, en 2008, la Couronne n'avait plus de preuve à offrir après que la juge Sophie Bourque eut décidé de maintenir la validité de la décision de son collègue Boilard sur la preuve d'écoute. Cliche a donc été acquitté. La Cour d'appel a cependant donné raison au DPCPQ, en février dernier, en ordonnant la tenue d'un nouveau procès. Après mûre réflexion, le DPCPQ a choisi de mettre un point final à la saga de Me Cliche.