Pas de lobbyisme pour trois employés de BPR

Québec — Trois employés de la firme de génie-conseil BPR, l'une des plus importantes au Québec, font l'objet de sanctions de la part du commissaire au lobbyisme.

Stephen Davidson, Annie Lefebvre et Francis Gagnon, tous trois à l'emploi de BPR, ont appris hier qu'ils n'auraient plus le droit d'exercer des activités de lobbyisme pendant une période variant d'un à quatre mois.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que BPR est montrée du doigt pour ne pas s'être conformée à la loi sur les activités de lobbyisme, s'attirant ainsi des constats d'infraction.

En février, Jean D'Amour, ex-président du Parti libéral du Québec (PLQ), ex-maire de Rivière-du-Loup et actuel député libéral de Rivière-du-Loup, qui est aussi un ancien de BPR, avait plaidé coupable à un constat d'infraction et avait accepté de payer une amende de 500 $.

Il avait agi comme lobbyiste, en 2009, auprès du bureau de Rivière-du-Loup de BPR, même s'il avait été maire de cette municipalité peu auparavant. Pourtant, la loi sur le lobbyisme interdit à un ancien maire de faire du lobbyisme pendant au moins deux ans, après avoir quitté ses fonctions.

MM. Davidson et Gagnon avaient aussi reçu trois constats d'infraction pour avoir exercé des activités de lobbyisme sans être inscrits au registre.

Comme d'autres firmes d'ingénieurs, BPR estime que la loi sur le lobbyisme ne s'applique pas à ses activités et refuse de s'inscrire au registre.

L'interdiction de mener des activités de lobbyisme signifiée hier aux trois employés de BPR fait suite à une enquête menée l'an dernier par le commissaire, qui avait conclu, en janvier, que la firme s'était rendue coupable de 84 infractions à la loi.

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