En bref - Première rencontre de la Commission de réconciliation

Des centaines d'autochtones survivants des pensionnats ont participé hier à Winnipeg au premier rassemblement national de la Commission de témoignage et de réconciliation, examinant les sévices dont ont été victimes des milliers d'autochtones canadiens aux XIXe et XXe siècles. Durant 150 ans, aux XIXe et XXe siècles, des dizaines de milliers de jeunes autochtones ont été envoyés d'autorité dans des pensionnats gérés par des institutions religieuses, puis placés sous l'autorité du gouvernement fédéral.

Plusieurs milliers d'entre eux avaient engagé des poursuites contre Ottawa et les églises, affirmant avoir été victimes de mauvais traitements, d'agressions sexuelles et d'avoir été coupés de leur culture pour être soumis à une assimilation forcée. Le Canada avait officiellement présenté ses excuses en juin 2008. Le ministre canadien des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strah, a profité de cet événement pour annoncer que le gouvernement avait l'intention d'abroger les dispositions de la Loi sur les Indiens donnant l'autorisation d'établir des pensionnats. Ces dispositions ne sont plus appliquées et leur suppression est surtout symbolique.