En bref - Branle-bas devant le journal de Montréal

Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir

Jean-Guy Gauthier, un employé à l'expédition du Journal de Montréal qui est en arrêt de travail depuis au moins 24 mois, a menacé, hier après-midi, de faire exploser son véhicule qu'il venait d'immobiliser devant la porte d'entrée du Journal de Montréal.

Deux bouteilles de propane de camping, un bidon d'essence et des bonbonnes aérosol ont été trouvés à l'intérieur de l'automobile. «Il n'y avait aucune menace [selon] les artificiers du GTI [Groupe tactique d'intervention] qui ont fait la vérification», a fait remarquer le porte-parole du SPVM, Daniel Lacoursière. L'homme âgé de 59 ans s'est livré «sans résistance» à 15h15, soit près de 60 minutes après avoir immobilisé son automobile à quelques millimètres à peine de la porte d'entrée du 4545, rue Frontenac. Il a été transporté dans un centre hospitalier par ambulance, après quoi il devait être interrogé par des enquêteurs du SPVM. M. Gauthier qui est «sous médication» n'aurait pas reçu sa dernière rente d'invalidité permanente et aurait voulu s'en prendre au Journal de Montréal. «Il avait des problèmes de relations de travail avec ses employeurs, mais le fait aussi que son ex-femme ait été mise en lock-out, ça a augmenté sa haine envers le journal», a souligné Diane Dupont, une lock-outée du Journal de Montréal qui connaissait bien l'individu. Elle a décrit un homme «très malade». «Il était rendu à bout», a-t-elle dit. Les cadres du Journal de Montréal ont pu réintégrer leurs bureaux à 15h30.